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Le CICR est satisfait de son travail en Algérie

Le retour du CICR annonce certes un début de normalisation, mais la violence demeure en Algérie. (archives Keystone)

Le président du Comité international de la Croix-Rouge a achevé mardi une visite de trois jour en Algérie, un pays toujours en proie à la violence. Jakob Kellenberger a salué le dialogue constructif instauré avec les autorités algériennes.

A l'issue d'un entretien avec le président Abdelaziz Bouteflika, Jakob Kelleberger a déclaré à la télévision d'Etat que l'Algérie avait appliqué les recommandations du CICR concernant le traitement des détenus des établissements pénitentiaires. Le président du CICR a également souhaité que le dialogue déjà entamé sur cette question se poursuive et se développe.

Depuis l'année passée, l'organisation humanitaire a pu se rendre dans 23 lieux de détentions et s'entretenir en privé avec 1183 prisonniers choisis par elle. Ces visites ont été menées par des équipes provenant de Genève et de Tunis, le CICR n'ayant pas de délégation basée en Algérie.

La visite de Jakob Kellenberger marque donc une première étape dans la restauration d'une confiance perdue en 1992. Cette année là, le CICR avait interrompu ses visites de prisonniers suite à la radicalisation du régime algérien et à l'impossibilité, en particulier, de s'entretenir librement avec les détenus.

Le retour du CICR en Algérie traduit la volonté affichée du président Abdelaziz Bouteflika d'ouvrir les portes de l'Algérie aux organisations de défense des droits de l'homme. Un avis que ne partage pas tout le monde. Notamment Amnesty International. L'organisation - qui vient d'effectuer une seconde visite en Algérie - a dénoncé lundi à Alger la mauvaise volonté des autorités et leur refus de répondre à des questions portant sur des cas précis de violations des droits humains.

Contrairement à une ONG comme Amnesty International, le CICR n'a pas pour vocation de dénoncer les pratiques de tel ou tel régime. Sa liberté d'action a en effet comme contrepartie la non divulgation au public de ses rapports de visite.

Reste que le développement souhaité des activités du CICR en Algérie risque de se heurter à une situation politique tendue et à des violences qui n'ont toujours pas cessé. Sur la défensive, le régime algérien pourrait dès lors utiliser le CICR comme alibi face aux reproches des défenseurs des droits de l'homme, en Algérie comme à l'étranger.

Frédéric Burnand




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