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Le CICR revient en force au Proche-Orient

Un délégué du CICR discute avec des soldats israéliens, bloquant une route reliant une colonie juive à Gaza.

(Keystone)

En novembre dernier, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR ) appelait au calme Israéliens et Palestiniens. Pour aider notamment les populations palestiniennes victimes de punitions collectives, le CICR a pris des mesures d'urgence.

«Tous ceux qui participent aux violences - Israéliens et Palestiniens - doivent observer les limites imposées par le droit international humanitaire et ses principes essentiels», déclarait le CICR dans un communiqué diffusé à Genève.

Ces principes, comment le CICR arrive-t-il à les faire respecter dans une situation de violence quasi quotidienne? Comment parvient-il aussi à secourir les populations palestiniennes victimes de punitions collectives? Selon Eros Bosisio, coordinateur à la communication au siège du CICR à Jérusalem, la première étape a été un nouveau redéploiement.

Dès le début des violences le CICR a pris plusieurs mesures d'urgence. C'est ainsi que le CICR n'avait jusqu'en septembre dernier que 15 délégués itinérants. Ils sont actuellement 25.

Certains d'entre eux sont maintenant en Cisjordanie à demeure. «Il y a en effet une équipe basée en permanence à Hébron, une autre à Ramallah, encore une autre à Naplouse (Cisjordanie)», révèle Eros Bosisio, coordinateur à la communication au siège du CICR à Jérusalem.

«Avant l'explosion des violences nous nous occupions surtout du dossier 'détentions', à présent nos délégués sur le terrain s'efforcent en priorité d'observer les violations du droit international humanitaire», ajoute-t-il.

Ces équipes sur place aident le Croissant-Rouge palestinien et lui fournit les moyens d'assurer une assistance rapide aux victimes de la répression . «Le CICR a en effet mis en place une base logistique à Amman (Jordanie ) pour centraliser tous les dons en médicaments, en matériel médical, destinés au Croissant-Rouge palestinien.

Ces dons sont ensuite transportés, par camions du CICR, d'Amman jusqu'au centre du Croissant-Rouge palestinien à Ramallah-el Bireh», précise Eros Bosisio.

Au moins 40 adolescents de Cisjordanie, de la bande de Gaza, sont morts sous les balles israéliennes. Cette hécatombe a incité le CICR à réagir publiquement. «Depuis le début des événements nous avons déjà publié 4 appels au respect du droit international humanitaire», souligne Eros Bosisio.

Eros Bosisio se dit aussi «préoccupé» par le nombre croissant d'attaques contre des ambulances du Croissant-Rouge palestinien, mais également contre celles du Magen David Adom israélien.

«Nous avons dû rappeler aux parties que le personnel médical, les secouristes, sont protégés par les Conventions de Genève», dit-il tout en faisant remarquer que les militaires israéliens n'ont pas réussi à prouver jusqu'ici que des ambulances du Croissant-Rouge palestiniens sont utilisés pour le transport d'armes et de munitions.

Simon Léger, Jérusalem

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