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Le ciel suisse sous surveillance

Moritz Leuenberger fera expertiser le ciel suisse. Keystone Archive

Un expert étranger examinera la surveillance aérienne suisse après le crash d'Ueberlingen. Moritz Leuenberger entend assumer sa responsabilité politique.

Ce contenu a été publié le 22 juillet 2002 - 19:00

Un rapport sera commandé à un expert indépendant pour analyser le fonctionnement de la surveillance aérienne en Suisse, a indiqué lundi à Berne le ministre suisse des Transports Moritz Leuenberger.

Les interrogations portent sur les rapports entre l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), le Bureau fédéral d'enquête sur les accidents d'avion (BEAA) et Skyguide.

L'étude doit de plus permettre «d'améliorer l'organisation du contrôle aérien et son efficacité. Elle a aussi pour but de renforcer la «collaboration internationale».

La personne chargée de ce travail n'a pas encore été désignée. Mais il s'agira en tout cas d'une personne extérieure à la Suisse, a précisé Moritz Leuenberger.

Les conclusions ne devraient pas être connues avant la fin de l'année, voire au début de l'année prochaine.

Le PDC exige des explications

Le Parti démocrate chrétien (PDC) a par ailleurs exigé du Conseil fédéral qu'il présente d'ici septembre un rapport complet. Selon lui, la commission de gestion du Conseil des Etats, qui enquête déjà sur la débâcle de Swissair, devrait être associée à ces travaux.

La question décisive sera de savoir si les accidents aériens de ces deux dernières années sont à mettre au compte de manquements au sein du département de Moritz Leuenberger.

Il s'agira notamment de se pencher sur la façon dont l'OFAC assure la surveillance des compagnies aériennes et de la sécurité ainsi que d'éclaircir les rapports entre la direction du département et l'office.

Le PDC veut en outre savoir du DETEC quelles suites sont données aux recommandations du Bureau d'enquête sur les accidents d'avion (BEAA), qu'il souhaite voir devenir totalement indépendant.

Moritz Leuenberger n'a pas manqué de répondre à ces déclarations. Il voit dans les reproches que lui ont adressés le PDC en partie «une contre-attaque» après que les deux conseillers fédéraux de ce parti eurent été mis en cause dans d'autres dossiers.

En revanche, les affirmations de Christoph Blocher sont justifiées, a-t-il déclaré. Le conseiller national de l'Union démocratique du centre (UDC) avait affirmé dans la presse dominicale que le ministre des transports devait assumer ses responsabilités après l'accident aérien qui avait coûté la vie à 71 personnes le 1er juillet.

swissinfo avec les agences

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