Le cinéma suisse appelle à l'aide

A Locarno, Lucie Bader Egloff, présidente de «Vision 2002», lance un cri d’alarme. swissinfo.ch

Samedi à Locarno, «Vision 2002», une émanation de Ciné-suisse, a lancé un appel afin que de nouveaux crédits publics soient débloqués en faveur du cinéma helvétique. La situation actuelle est particulièrement tendue...

Ce contenu a été publié le 06 août 2000 - 11:52

Le financement du cinéma suisse a plusieurs sources: les aides cantonales, communales, la production privée ou le sponsoring. Mais les deux principaux contributeurs sont la «SRG SSR idée suisse», qui a sérieusement augmenté son apport aux cours de ces dernières années, et la Confédération, par le biais de l'OFC, l'Office fédéral de la Culture.

Et c'est là que le bât blesse. Quelques chiffres pour illustrer le propos... La Confédération alloue chaque année 21 millions de francs au cinéma, dont seulement 9 à la production cinématographique. A titre de comparaison, le Danemark, pays encore plus petit que la Suisse, investit l'équivalent de plus de la Culture annonçait que son crédit était épuisé! Frisson dans les milieux concernés. L'absence de ce financement signifie dès l'automne la suspension, sinon le blocage de nombreux projets, et donc le chômage partiel ou total de nombreux travailleurs, notamment techniques, du secteur cinématographique. Une situation que David Streiff, patron de l'OFC, explique notamment par un accroissement des demandes consécutif à l'augmentation des aides apportées par SRG-SSR idée suisse...

Pour faire face à cette situation d'urgence, Ciné-suisse, l'association faîtière du cinéma suisse, a mis sur pied un groupe de travail baptisé «Vision 2002». C'est lui qui, à Locarno, a appelé les membres du Parlement à prendre enfin au sérieux l'aide au cinéma et à effectuer un premier pas en augmentant les subsides de la Confédération de 4 millions de francs au moins, et cela en 2001 déjà.

Les prochaines sessions parlementaires auront lieu en septembre. D'ici là, dans les coulisses du cinéma suisse, un seul mot est à l'ordre du jour: lobbying!

Bernard Léchot
de 70 millions de nos francs dans sa production cinématographique. Autre exemple: le Canton et la Ville de Zurich injectent chaque année 58 millions dans leur opéra... Des chiffres éloquents.

En cette année 2000, la situation est extrême: il y a un mois, l'Office fédéral

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article