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Le Club suisse de Lisbonne rajeunit son image

La capitale portugaise abrite une petite mais néanmoins très dynamique communauté suisse.

Crée en 1947 dans la plus pure tradition des clubs helvétiques à l'étranger, le Club suisse de Lisbonne joue la carte de l'ouverture. Sous la houlette de son jeune président, Gregor Zemp, le club et sa maison s'inscrivent de plus en plus dans le parcours social et culturel de la capitale portugaise.

Des fenêtres du 6e étage de l'immeuble où se trouve la société de Gregor Zemp, Lisbonne parait être ce qu'elle est aussi: une capitale européenne affairée. Gregor Zemp y travaille depuis huit ans, au sein de la société de consulting Proventus, qui a ses bureaux sur l'Avenue de la Liberté, les «Champs Elysées» de la capitale portugaise.

L'accueil est franc et chaleureux. Gregor Zemp est à l'évidence un vrai passionné de la communication et du contact. A 35 ans, il préside pour la troisième année le «Club suisse», qui se nomme en réalité «Société suisse de Lisbonne».

Être là où il se passe quelque chose

D'entrée de jeu, Gregor Zemp donne le ton. «Aujourd'hui en Europe, on ne peut pas diriger un club suisse comme il y a encore 20 ans. Notre comité de direction cherche bien sûr à maintenir les traditions et les rendez-vous festifs et conviviaux du calendrier. Mais nous voulons aussi apparaître dans le circuit des lieux d'animations de Lisbonne, figurer sur la liste des endroits où il se passe quelque chose d'intéressant» explique le dynamique président.

L'association a un atout de poids, elle dispose d'un immeuble, propriété d'une société sans but lucratif, Helvetia. Cette «Maison suisse», bien située dans le quartier commerçant des Amoreiras, est suffisamment grande pour permettre d'organiser des concerts. Ses combles aménagées servent d'espace de jeux aux enfants.

Convivial, l'endroit est fréquenté par d'autres communautés, les Portugais et les Brésiliens, les Britanniques, les Allemands et les Français. C'est aussi une conséquence de la proximité de la Suisse. «Si je veux tuer la 'saudade', comme disent les Portugais, je m'offre un voyage express en low cost. C'est évident qu'on ne fréquente plus le club pour des raisons identitaires comme autrefois», explique Gregor Zemp.

La 3e communauté de Suisse

Proventus, société de conseil en gestion de droit portugais et de capitaux, est née d'un constat: les Suisses – ou les ressortissants d'autres nationalité – ont besoin de conseils s'ils veulent résister à la bureaucratie. Quant aux Portugais, ils sont aussi de plus en plus tentés par le business.

«L'immigration portugaise n'est pas la même que celle des années 80. Les Portugais forment la 3e communauté de Suisse, c'est vrai. Mais leur profil a changé. Les 'deuxième génération' ne sont plus employés de restaurants ou d'hôtels, ils cherchent à développer des activités et à créer leur affaire.»

«L'histoire le prouve, les Portugais sont des commerçants de talent. Leur pays n'est plus seulement celui des mauvaises statistiques. Il peut être une porte vers le Brésil et l'Afrique. Parallèlement, l'image des Suisses a changé. Si les Portugais continuent d'admirer le sens de l'organisation et de la structuration helvétiques, ils se montrent plus réservés face à l''individualisme' des rôles sociaux ou économiques», analyse Gregor Zemp.

Une «soirée sardines»

Parcours atypique ou évolution de la société? Juriste de formation, le président du club suisse a choisi de jouer la carte de l'intégration. Son installation à Lisbonne en 2001 a été précédée de longs mois d'apprentissage de la langue. «C'est indispensable pour être considéré comme un partenaire crédible dans le monde des affaires.» Une conception assez nouvelle dans le monde des affaires suisse au Portugal.

Gregor Zemp et sa femme, originaire du nord du Portugal, se sont rencontrés en Suisse alors qu'ils étaient étudiants. Ils ont choisi de s'installer sur les bords du Tage. «Curieusement, mon emploi à Lisbonne a nécessité un plus grand effort d'adaptation chez mon épouse que chez moi.» Pour ce jeune cadre, la mixité luso-suisse de son couple est le signe du changement des perceptions entre les deux pays.

Dans quelques jours, le Portugal et la Suisse vont vibrer autour du ballon rond. L'Eurofoot est vu à Lisbonne comme l'occasion de «secouer la poussière» d'une image encore trop souvent caricaturale. La soirée sardines, grillades et bière prévue pour le match helvético-portugais du 15 juin promet de faire le plein.

swissinfo, Marie-Mine Darcy, Lisbonne

Une communauté dispersée

Le Portugal compte quelque 2000 résidents suisses, dont 10% seulement fréquentent le circuit associatif. Rien à voir avec les clubs espagnols de 600 membres sur la Costa Brava.

La communauté suisse est dispersée, avec quelques retraités ayant construit leur maison dans le Sud pour leurs vieux jours.

On y trouve aussi des expatriés qui travaillent pour de grandes entreprises ou qui ont choisi d'investir et de créer leur propre affaire.

D'autres ont choisi le Portugal pour l'alternative qu'il représente face à la rigidité des normes sociales dans leur pays.

Quelques-uns bénéficient de l'aide de la «Bienfaisance» un fond social créé il y a 150 ans pour aider des ressortissants suisses immigrés en Argentine ou au Brésil à rentrer chez eux.

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