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Le Conseil fédéral soutient du bout des lèvres Adolf Ogi

Adolf Ogi a notamment pour mission d’intégrer le sport dans les différentes institutions de l’ONU.

(Keystone Archive)

Le gouvernement suisse accepte le principe d'un soutien à la nouvelle mission d'Adolf Ogi. Le Conseil fédéral attend toutefois du nouveau conseiller spécial auprès de l'ONU pour le sport qu'il précise son programme d'action et ses besoins.

Lors de sa séance hebdomadaire, le gouvernement suisse a reçu quelques précisions sur le mandat que le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a confié à l'ancien conseiller fédéral Adolf Ogi.

Joseph Deiss a ainsi rappelé à ses collègues ministres les quatre points de ce mandat: Adolf Ogi représentera Kofi Annan lors de manifestations sportives. Il devra également renforcer la présence de l'ONU dans les milieux sportifs.

Adolf Ogi a également pour mission d'intégrer le sport dans les différentes institutions de l'ONU. L'ancien ministre cherchera en particulier à développer des programmes sportifs pour les enfants des pays pauvres ou les anciens soldats.

Au nom de l'intérêt national, le Conseil fédéral a donc accepté le principe d'une aide en personnel et, éventuellement, en moyen financier. Mais pour que ce soutien se concrétise, Adolf Ogi doit maintenant préciser son programme d'action et ses besoins.

L'engagement de la Confédération sera négocié entre Adolf Ogi et son ancien ministère (défense et sport) et celui des Affaires étrangères. Mais le porte-parole du gouvernement Achille Casanova a d'ores et déjà précisé que ces prestations seront financées dans le cadre du budget ordinaire de ces deux ministères.

Le gouvernement a donc décidé de faire taire les rumeurs qui laissaient entendre que la Confédération rechignait à soutenir Adolf Ogi dans sa nouvelle mission.

«Le Conseil fédéral ne pouvait se prononcer avant de connaître le mandat confié à Adolf Ogi. En outre, son statut particulier n'est pas prévu dans notre législation, contrairement à celui de Carla del Ponte», plaide Achille Casanova.

Frédéric Burnand

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