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Le Conseil fédéral veut une Suisse plus ouverte sur le monde

Le conseiller fédéral Joseph Deiss (à gauche) et le président de la Confédération Adolf Ogi au Tessin.

(Keystone)

Présence, coopération et sauvegarde des intérêts du pays: voilà les grands axes sur lesquels le gouvernement suisse entend déployer sa politique extérieure dans les années à venir. Ces principes sont définis dans un nouveau rapport du Conseil fédéral.

Mercredi, le Conseil fédéral s'est déplacé à Lugano pour y tenir une séance spéciale entièrement consacrée à son nouveau rapport de politique extérieure. Le précédent, qui datait de 1993, se situait dans la mouvance des grandes mutations géopolitiques de l'époque, la chute du Mur de Berlin et la désintégration du bloc communiste.

Aujourd'hui, la réflexion du gouvernement suisse doit être comprise en termes de continuité. «Les grands principes restent valables, explique Joseph Deiss, chef du Département fédéral des affaires étrangères, lors d'une conférence de presse organisée jeudi matin au Tessin. Nous n'avons pas toujours des bouleversements à affronter. En revanche, il faut repenser les instruments que nous utilisons pour atteindre nos objectifs».

Il n'est pas inutile de rappeler que la nouvelle Constitution fédérale entrée en vigueur au début de l'année définit plus clairement les contours de la politique étrangère qui a pour mission de protéger la liberté et les droits du peuple, d'assurer l'indépendance et la sécurité du pays, mais aussi - d'un point de vue économique - de favoriser la prospérité commune.

Cet «objectif suprême» - pour reprendre la terminologie du rapport gouvernemental - se décline ensuite sous cinq modes: la prévention des conflits, la promotion de la démocratie, la sauvegarde des intérêts économiques, la lutte contre la pauvreté et la préservation des ressources naturelles.

Pour réaliser ces divers objectifs, la Suisse se doit d'être plus présente sur la scène internationale et plus coopérative, c'est-à-dire davantage partie prenante, dit Joseph Deiss, «des décisions qui nous concernent ou qui concernent les valeurs pour lesquelles nous nous engageons».

Cela dit, une politique étrangère ne se construit pas sans tensions entre les idéaux annoncés et les intérêts concrets à défendre. Le Conseil fédéral le reconnaît noir sur blanc, Par exemple: la Suisse entend rester fidèle au principe d'universalité de ses relations extérieures, mais «elle ne peut pas éviter de fixer des points forts en matière géographique également».

A ce propos, le rapport du gouvernement annonce un recentrage de la politique de coopération bilatérale sur l'Europe du Sud-Est et sur le bassin méditerranéen. Mais Joseph Deiss se veut rassurant: cet engagement «plus ciblé» ne signifie pas que la Suisse abandonnera son aide au développement dans les autres régions. Mieux encore: dans les dix ans à venir, le montant de l'aide publique suisse devrait enfin atteindre la fameuse barre des 0,4 pour cent du produit national fixée par l'OCDE.

Restent les deux dossiers brûlants de la politique étrangère suisse: d'une part, l'adhésion à l'ONU au cours de la présente législature, et d'autre part, dans la législature suivante, une décision de principe quant à l'ouverture de négociations d'adhésion à l'Union européenne. Les votations fédérales inscrites au calendrier des mois à venir diront si les citoyens de ce pays partagent la volonté d'ouverture et de coopération internationales de leur gouvernement.

Bernard Weissbrodt

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