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Le courtage en ligne est en chute libre

La déprime des marchés boursiers a rendu prudents les petits et les gros investisseurs.

(Keystone)

Après la fermeture de Swissbrokers et de Fimatex, filiale de la Société générale, à qui le tour? Non seulement la Bourse est morose, mais la Suisse compte beaucoup trop de courtiers en ligne. Ils sont 23, il ne devrait en rester que cinq ou six.

Depuis 1999, c'était la ruée. En quelques mois, le nombre de courtiers en ligne était passé de deux à plus d'une vingtaine. Les grands établissements bancaires, comme l'UBS, mais aussi la banque Migros et les banques cantonales, sans oublier les «brokers» en ligne indépendants comme Swissquote, Consors ou e-trade, étaient convaincus que la majorité des Suisses allaient tenter l'aventure de la Bourse via leur souris d'ordinateur.

Non seulement ce n'est pas le cas, mais la déprime des marchés boursiers a rendu particulièrement prudents les petits comme les gros investisseurs. La semaine dernière, Swissbrokers, basée à Bâle, a décidé de mettre un terme à ses activités de courtage discount. Une cinquantaine de salariés se retrouvent au chômage. Swissbrokers n'avait réussi à convaincre que 4000 clients.

Quelques jours auparavant, c'était Fimatex, filiale de la Société Générale, une grande banque française, qui annonçait son retrait du marché suisse. Elle laisse sur le carreau 19 employés, basés à Zurich. Fimatex, qui aurait perdu 9,25 millions de francs en Suisse, a annoncé dans le même temps son implantation en Espagne, pays où le nombre de clients potentiels serait beaucoup plus important que dans la Confédération.

En clair, 23 courtiers en ligne, c'est encore beaucoup trop. D'autant que cinq d'entre eux se partageraient déjà la plus grosse partie du marché. Selon le consultant Alfonso von Wunschheim, cité à plusieurs reprises dans la presse romande, «seul entre trois et six véritables courtiers survivront». L'hécatombe ne fait donc que commencer.

Ian Hamel

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