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Le curling n'est plus un sport de riches

Le curling se joue avec des pierres de granit.

(Keystone Archive)

Les Mondiaux de Lausanne de curling ont débuté samedi. En marge de l'épreuve sportive, le musée olympique suisse organise une exposition sur ce sport d'origine écossaise. L'activité, autrefois aristocratique, est devenue un sport populaire qui attire les Suisses.

Depuis samedi, les Mondiaux de Lausanne accueillent l'élite des «curlers» de la planète. Ce sport à part entière depuis les jeux olympiques de Nagano en 1998 est aujourd'hui une activité populaire et ouverte à tous.

Depuis sa médaille d'or à Nagano, le Lausannois Patrick Loertscher, se bat pour donner une image réellement sportive du curling.

«Ce sport n'est plus une activité réservée aux riches, explique le champion. Tout le monde peut le pratiquer. De plus, à haut niveau, il faut avoir une condition physique excellente».

Mais le curling n'a pas toujours été populaire. Pour preuve, l'exposition présentée en marge de ces Mondiaux au musée olympique suisse.

«L'origine aristocratique de ce sport est attribuée aux habitants de l'Ecosse où cette activité est née, explique Jean-François Pahud, conservateur du musée olympique. Pourtant, il semblerait, d'après certaines études, que les origines du curling viennent des Pays-Bas».

Les Néerlandais, effectivement, affirment que ce jeu était pratiqué sur les canaux gelés et qu'il était très populaire. Il ne serait arrivé en Ecosse que plus tard, en ne touchant que l'aristocratie.

Hors cette petite querelle bien légitime, le curling écossais date du 17e siècle. Les pierres de granit que l'on peut admirer au musée de Lausanne confirment effectivement les origines nobles du jeu.

En effet, si le granit reste du granit, les poignées pouvaient être de véritables œuvres d'art, de même que tous les accessoires relatifs au curling.

«Par extension, nous devons l'arrivée du curling en Suisse aux riches Ecossais et Anglais. Ces derniers se rendaient dans les stations huppées comme Davos», ajoute Jean-François Pahud.

C'est pour cette raison que le curling véhicule toujours cette image un peu aristocratique et qu'il est encore considéré comme un jeu de riches.

«Une époque bien révolue», estime le conservateur du musée, qui rappelle que le curling est désormais un authentique sport populaire, très apprécié des Suisses.

Et ce n'est pas le premier médaillé d'or olympique de la discipline, Patrick Loertscher, ambassadeur de ce sport auprès du public, qui pensera le contraire.

Jean-Louis Thomas


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