Le diabète coûte un milliard par année

Un simple test sanguin permet un diagnostic rapide du diabète. Keystone Archive

En Suisse, plus de 250 000 personnes sont atteintes de diabète. Et la maladie progresse. Conséquence notamment d'une mauvaise hygiène alimentaire.

Ce contenu a été publié le 04 février 2002 - 18:47

Le diabète lié au vieillissement coûte plus de 4150 francs par patient et par année, selon une étude réalisée par l'Institut de médecine préventive et sociale de Zurich. Cette évaluation est, d'après ses auteurs, la première en Suisse qui inclut les frais médicaux ainsi que les coûts indirects.

Si les coûts sont particulièrement élevés, c'est parce que le diabète mal soigné engendre généralement des complications graves telles que la cécité, l'insuffisance rénale, les infarctus du myocarde, les amputations, voire la mort précoce. En Europe, 75 % des décès imputables au diabète sont dus à une crise cardiaque.

Importance d'un dépistage précoce

Le diabète se développe de manière insidieuse à partir de 45 ans. Il n'est souvent diagnostiqué qu'après l'apparition de complications sérieuses, d'où l'importance du dépistage précoce qui permettrait d'en réduire la gravité et les coûts. Un contrôle régulier de la tension artérielle, de la lipémie et de la glycémie permet de découvrir la maladie plus tôt.

La maladie progresse. L'étude évoque 20 000 nouveaux cas par an en Suisse. Le vieillissement de la population explique en partie cette augmentation.

Et seulement la moitié des cas sont diagnostiqués, estime le docteur Roger Lehmann du département d'endocrinologie et de diabétologie de l'Hôpital universitaire de Zurich. Selon lui, la Suisse compterait en fait plus d'un demi-million de diabétiques.

Les femmes deux fois plus touchées

Une alimentation déséquilibrée et le manque d'exercice sont les causes principales de cette maladie qui se traduit par un taux trop élevé de sucre dans le sang.

Paradoxalement, le diabète lié au vieillissement (ou de type 2) apparaît de plus en plus chez les jeunes. Ce phénomène, d'abord constaté aux Etats-Unis, s'amorce également dans les pays européens. Il serait directement lié à l'obésité croissante.

L'étude révèle encore que les femmes sont deux fois plus touchées par le diabète que les hommes. Mais il faut dire aussi que les femmes consultent plus régulièrement un médecin. La maladie est donc mieux diagnostiquée.

swissinfo avec les agences

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