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L'euro a grimpé face au franc après l'annonce des résultats du premier tour de l'élection présidentielle française (archives).

KEYSTONE/AP/MARTIN MEISSNER

(sda-ats)

Le franc s'est nettement affaibli face à l'euro, après l'annonce des résultats du premier tour de l'élection présidentielle française. Les marchés tablent sur une victoire du pro-européen Emmanuel Macron face à Marine Le Pen, qui plaide pour une sortie de l'euro.

La devise européenne a franchi la barre de 1,08 franc dans la foulée des résultats. Vers 08h00, l'euro a atteint un plus haut de 1,0837 franc, un niveau plus atteint depuis cinq mois, avant de légèrement refluer. Vers 10h30, la monnaie unique valait 1,0798 franc. Dimanche en début de soirée, l'euro évoluait en dessous de 1,07 franc.

Récemment, le regain d'incertitude sur l'issue du premier tour de la présidentielle française avait de nouveau poussé le franc suisse à la hausse.

La Banque nationale suisse (BNS) a plusieurs fois affirmé qu'elle était prête à agir contre une éventuelle appréciation du franc, en cas d'élections nationales surprises en Europe. Le franc reste une valeur-refuge en période d'incertitudes.

Les marchés craignaient une accession au second tour du candidat de "La France insoumise" Jean-Luc Mélenchon, devenu héraut de la gauche, très critique sur l'Union européenne (UE) et la mondialisation.

Marchés rassurés

Arrivé en tête, l'ancien ministre de l'économie, avec 23,75% des voix, devance légèrement la candidate FN Marine Le Pen (21,53%), selon les résultats globaux (hors Français de l'étranger) du Ministère de l'intérieur.

L'euro se renforçait également vis-à-vis du dollar. La devise européenne valait lundi matin 1,0851 dollar, alors qu'elle évoluait momentanément dimanche soir sous 1,07 dollar.

"Les marchés sont rassurés d'échapper au redouté duel Le Pen-Mélenchon", a confirmé dans un commentaire Diego Iscaro, économiste chez IHS Markit. "Cependant, beaucoup de choses peuvent se produire en deux semaines".

Pas d'euphorie

"La réaction initiale des marchés a été plus forte que prévu, signe qu'ils étaient sur leurs gardes", a réagi auprès de l'AFP Yuji Saito, analyste des changes au Crédit Agricole, basé à Tokyo. "Il y avait de quoi être prudent. C'était une course serrée entre quatre candidats à l'issue difficile à prédire".

Mais M. Saito a lui aussi appelé à la vigilance. "Que va-t-il se passer entre aujourd'hui et le second tour?": scandale, attaques terroristes, tout est possible", avertit-il. "Nous ne sommes certainement pas en position de tomber dans l'euphorie".

ATS