Le gestionnaire de fortune Didier Piguet lâche le Servette FC

Didier Piguet (droite) discute avec Thierry Gilardi, le futur président du FC Servette. Keystone

L'accord qui liait Didier Piguet à Canal a été rompu vendredi soir. Officiellement, les deux partenaires, qui détenaient chacun 48,5 pour cent du Servette FC ne sont jamais parvenus à trouver un terrain d'entente depuis mars.

Ce contenu a été publié le 24 juin 2000 - 20:00

Didier Piguet n'est plus président délégué du club de football de Genève. Officieusement, les rumeurs parlent d'engagements financiers non tenus.
Le financier de " Golden Lions ", Didier Piguet a-t-il les moyens de ses ambitions? En d'autres termes, ce gestionnaire de fortune, qui a été victime en 1999 d'une étrange tentative d'enlèvement de la part de truands marseillais, pouvait-il avancer 15 millions de francs pour prendre le contrôle de 48,5 pour cent du club grenat ?

Depuis plusieurs semaines déjà, la presse romande laissait entendre que Didier Piguet peinait pour s'acquitter de la première échéance qui s'élevait au 31 mai à 4 millions de francs. Même si le poste de président du Servette FC revenait au journaliste Thierry Gilardi, de Canal , Didier Piguet, présenté comme le nouvel homme fort, s'engageait à assumer la gestion financière et sportive du club de football de Genève. Canal s'étant complètement dégagé des obligations d'investissements pour la prochaine saison.

La chaîne cryptée française, principal partenaire du club depuis 1997, ne cache pas qu'elle souhaite se retirer doucement d'une opération qui lui coûte chaque année 5 à 6 millions de francs, sans pour autant lui apporter les succès escomptés (à l'exception d'un titre de champion de Suisse). Elle se voit aujourd'hui contrainte de reprendre le flambeau moins d'un mois avant la reprise du championnat.

Il serait toutefois étonnant que le feuilleton s'arrête ainsi. Didier Piguet, qui s'est toujours investi dans l'équipe de football de Genève, ne peut pas partir sur la pointe des pieds. Il en va de sa crédibilité sportive comme de sa crédibilité financière.

Ian Hamel

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