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Le gouvernement quitte le Palais pour présenter la politique étrangère suisse

A Berne, la salle du Conseil fédéral restera vide en attendant le retour des sept Sages.

Le Conseil fédéral s´est déplacé au Tessin mercredi pour mettre une dernière touche au nouveau rapport sur sa politique extérieure. Il en donnera les lignes générales, jeudi, au cours d´une grande opération de communication à Lugano, Berne et Genève.

La conférence de presse prévue ce jeudi à Lugano sera retransmise en directe au Palais fédéral, à Berne, et au Palais des Nations, à Genève. C'est l'occasion pour le président de la Confédération Adolf Ogi et le ministre des Affaires étrangères Joseph Deiss de signifier l'importance qu'ils attachent au rapport.

Comme pour chaque question importante, le gouvernement suisse organise une session spéciale hors du Palais fédéral pour se consacrer aux grandes lignes de sa politique étrangère pour les années à venir et mettre un point final au rapport qui la présente.

Ce rapport tire également le bilan de la politique suivie ces dernières années. Une politique elle-même formulée dans un tout premier rapport de politique extérieure paru en 1993.

Cette première suscite les louanges d'Ueli Windisch, professeur de sociologie à l'Université de Genève: «Ce déplacement est un pas important qui souligne la différence entre information et communication». Ce spécialiste de la communication politique estime en effet que les autorités ou les entreprises se contentent encore trop souvent d'informer uniquement via un rapport ou un communiqué de presse.

«Il faut également communiquer, explique Ueli Windisch, c'est-à-dire entrer en contact direct avec les acteurs concernés. Il est donc parfaitement adéquat d'aller dans une région (le Tessin) où des réticences à l'égard de la politique extérieure suisse existent». La population tessinoise a en effet majoritairement rejeté les accords bilatéraux entre Berne et Bruxelles.

Achille Casanova, vice-chancelier de la Confédération, ne met pas cette intention au premier plan. Mais il souligne tout de même que le gouvernement suisse va profiter de l'occasion pour rencontrer les autorités tessinoises.

Achille Casanova fournit deux raisons principales à ce déplacement gouvernemental: «Adolf Ogi a conduit cette année le Conseil fédéral en Suisse romande et en Suisse alémanique. Il ne voulait pas terminer son année présidentielle sans la Suisse italienne. Mais ce déplacement est également un test pour le parlement qui siégera en mars à Lugano».

Quoi qu'il en soit, ce rapport et ce déplacement ont été jugés suffisamment importants pour faire l'objet d'une conférence de presse retransmise simultanément à Berne et à Genève grâce à la SSR, l'audiovisuel publique suisse. Achille Casanova commente sobrement cette première: «Il va de soi que les moyens modernes de communication doivent être utiliser. Nous avons d'ailleurs un projet en préparation pour diffuser en direct sur l'Internet toutes les conférences de presse du Conseil fédéral».

Achille Casanova qui est le premier porte-parole de toute l'histoire du Conseil fédéral (nommé en août de cette année) rappelle tout de même que le renforcement de la communication est une priorité de la politique extérieure suisse: «Le parlement a voté il y a cinq ans une motion qui demande au Conseil fédéral de sensibiliser de manière plus suivie la population sur les questions de politique étrangère».

Quant à la retransmission de la conférence de presse de jeudi au siège européen des Nations Unies, le Palais des Nations, elle concrétise, selon Achille Casanova, la volonté du Conseil fédéral d'avoir une relation suivie avec la presse étrangère.

Ueli Windisch salue cette opération: «Mais il ne s'agit pas d'appliquer une technique pour embobiner les gens. La communication politique doit chercher à entrer en contact avec les différents acteurs concernés par rapport à un problème donné. Aujourd'hui, la population veut être consultée et associée aux décisions gouvernementales. C'est d'autant plus vrai en Suisse, où la démocratie directe oblige les autorités à tenir compte de la population».

Frédéric Burnand

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