Le grand retour des petits camions au Mont-Blanc

Le premier camion de moins de 19 tonnes pénètre dans le tunnel ce lundi, un mois après sa réouverture aux voitures. Keystone

La circulation alternée des poids lourds de moins de 19 tonnes est de nouveau autorisée dans le tunnel. Les oppositions n'y ont rien changé.

Ce contenu a été publié le 08 avril 2002 - 16:44

Depuis l'accident du Mont-Blanc qui a coûté la vie à 39 personnes en mars 1999, les voix se sont multipliées pour refuser l'ouverture du tunnel aux poids lourds.

La Ville de Genève, les écologistes et les associations de défense de Chamonix ont notamment demandé la création d'une commission d'experts indépendants en vue d'un moratoire du trafic des camions sous le Mont-Blanc. Visiblement, ils n'ont pas été entendus.

Ouverture définitive

A plusieurs reprises toutefois, la France a différé sa décision de rouvrir le tunnel au trafic poids lourd. L'affaire a d'ailleurs donné lieu à une querelle entre Paris et Rome. L'Italie considérait que la situation pénalisait gravement son économie.

Vendredi, les ministres français et italien des Transports, Jean-Claude Gayssot et Pietro Lunardi, ont fini par se mettre d'accord sur les conditions définitives de la réouverture du tunnel à tous les véhicules.

Ce lundi, les 12 kilomètres du tunnel du Mont-Blanc ont donc été remis en service pour la circulation alternée des camions jusqu'à 19 tonnes. Et ce n'est qu'un début.

Les camions de plus de 19 tonnes - qui n'ont pas plus de quatre essieux - pourront emprunter l'ouvrage dès le 13 avril. Moins de deux semaines plus tard, ce seront tous les poids lourds - à l'exception de ceux transportant des matières dangereuses - qui seront autorisés à réemprunter le boyau.

Une mobilisation annoncée

Les différents groupes d'opposition à la circulation des camions sous le tunnel ont accepté le retour des véhicules de moins de 19 tonnes. Et pour cause: ils représentent moins de 10% du trafic international.

Mais les groupes de pression refusent toujours la circulation des poids lourds de plus fort tonnage sous le Mont-Blanc. Et promettent de continuer la lutte.

Le maire de Chamonix, Michel Charlet, l'a d'ores et déjà promis: les journées du 13 mai et du 25 juin seront des journées de forte mobilisation dans la région.

swissinfo/Vanda Janka avec les agences

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