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Le Léman ouvre sa frontière à tous les pêcheurs professionnels

En 1999, la pêche lémanique a enregistré de très bons résultats.

(Schweiz Tourismus)

Dès le 1er janvier 2001, les pêcheurs professionnels du Lac Léman auront le droit de lancer leurs filets par-delà la frontière franco-suisse. Une zone internationale a été délimitée où les pêcheurs des deux pays pourront tendre certains types d'engins.

Il y avait quelque chose d'anachronique dans le petit monde de la pêche lémanique. Les pêcheurs du dimanche avaient en effet tout loisir d'exercer leur passe-temps favori sur toute la surface du lac. Les professionnels, ceux qui vivent donc à longueur d'année de leur quête de poisson (ils sont plus de cent cinquante dont une bonne centaine du côté suisse) n'avaient pas le droit, eux, de franchir la frontière.

Une frontière certes dessinée avec précision sur les cartes d'état-major, et dans le sens de la longueur du lac, mais absolument invisible sur l'eau (à moins d'être équipé de gadgets calculant la distance réelle d'un bateau par rapport à la côte), sans parler du brouillard qui camoufle tout repère. Ce qui n'empêchait pas douaniers et garde-frontières de coller des amendes aux contrebandiers pris en pleine dérive!

En mars dernier, le gouvernement fédéral a donné son feu vert à la modification d'un accord franco-suisse vieux de vingt ans. A partir du 1er janvier 2001, les frontières nationales vont progressivement s'ouvrir aux professionnels de la pêche qui pourront donc pratiquer leur métier à l'intérieur d'une surface commune.

Dans un premier temps, il est prévu que cette zone s'étende sur dix pour cent de la largeur du lac de part et d'autre de la frontière dans le Petit Lac (c'est-à-dire dans la partie ouest du Léman, côté Genève), et quinze pour cent dans le Grand Lac.

Par ailleurs, ce territoire de pêche sera réservé à certains types d'engins, à savoir les filets dérivants utilisés principalement pour capturer la féra (nom suisse du corégone qui peuple les lacs du pays), relativement abondante au milieu du Léman. Pas question, pour le moment, de laisser le champ libre aux filets flottants ou ancrés.

L'an dernier, la pêche lémanique avait enregistré de très bons résultats. Alors que la moyenne au cours des quinze années précédentes affichait 785 tonnes, les captures de 1999 ont dépassé le millier de tonnes.

Dans le détail des statistiques, on relève un niveau exceptionnel de féras (359 tonnes), mais aussi des captures relativement élevées d'ombles chevaliers (64 tonnes) et une bonne moyenne pour les perches (473 tonnes), des chiffres qui ne seront certainement pas confirmés en l'an 2000. A noter aussi que la population de brochets est en pleine croissance.

Au mois de juin, la Commission consultative internationale pour la pêche dans le Léman avait donné son feu vert à ce nouveau règlement. C'est le premier accord à tenter une harmonisation de toutes les prescriptions piscicoles applicables sur l'ensemble du lac. Il sera revu tous les cinq ans.

Bernard Weissbrodt

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