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Le message de paix d'un Suisse de Jérusalem

Le tryptique de la Basilique de l'Ecole Biblique et Archéologique française de Jérusalem. (photo tirée du site de l'Ecole)

Le Suisse Jean-Michel Poffet est directeur de la prestigieuse Ecole Biblique et Archéologique française de Jérusalem. Comment va-t-il fêter Pâques alors que, de toutes parts en Terre sainte, monte la violence?

Originaire de Fribourg, dominicain, universitaire, Jean-Michel Poffet a pris ses fonctions il y a un an et demi. Depuis son arrivée à Jérusalem, et à son initiative, la vénérable Ecole Biblique a connu d'importants travaux de réfection. Une manière, pour le Fribourgeois, de démontrer qu'il n'est pas seulement homme de réflexion.

«Fêter Pâques à Jérusalem, dit Jean-Michel Poffet, c'est à la fois difficile et peut-être un peu moins qu'on l'imagine en Europe. Parce que l'on peut très bien vivre à l'Ecole Biblique, sinon dans l'oubli, du moins à l'abri des violences».

Le climat de violences qui règne actuellement dans la région ne risque-t-il pas, tout de même, d'influer sur les cérémonies pascales? Le directeur de l'Ecole Biblique rétorque sans hésiter: «La toute première Pâque a aussi eu lieu dans un climat de violences. Au moment où Jésus de Nazareth hurlait sa mort sur la croix, il y avait d'autres crucifiés, à sa gauche, à sa droite, et d'autres encore un peu plus loin... Moi, ajoute-t-il, ce qui me frappe, c'est de redécouvrir de façon beaucoup plus intense le monde de violences qui est le nôtre et le don de l'amour, de la paix, du salut.»

Jean-Michel Poffet est particulièrement sensible à la situation des chrétiens palestiniens qui sont privés, en raison du blocus des territoires, du libre accès à Jérusalem. «Je dis à ces frères chrétiens toute notre amitié, toute notre fraternité... Cela serre le coeur!».

Et Jean-Michel Poffet de constater amèrement: «Depuis la nouvelle intifada, l'exode des chrétiens de Terre sainte s'accentue... C'est un drame! Il m'est difficile d'accepter que le berceau du christianisme se vide ainsi de ses fidèles».

Simon Léger, Jérusalem


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