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Le mutisme de Pavel Borodine

Pavel Borodine assailli par les journalistes à la sortie du Palais de justice, ce lundi à Genève.

(Keystone)

Lundi, l'ex-intendant du Kremlin a été entendu pour la deuxième fois par la justice genevoise. Soupçonné de blanchiment d'argent, dans le cadre de l'affaire Mabetex-Mercata, Pavel Borodine a gardé le silence.

La justice genevoise avait convoqué l'ex-intendant du Kremlin pour une nouvelle audience contradictoire en compagnie de trois autres inculpés, deux banquiers et un avocat.

«Pavel Borodine a usé de son droit constitutionnel de se taire, déclare son avocat Robert Assael. Il estime n'avoir commis aucune infraction. Il considère donc qu'il n'a pas à se justifier».

L'avocat ajoute que son client gardera la même attitude jusqu'au terme de la procédure, une fin qu'il espère la plus rapide possible. «Pour nous, précise-t-il, il n'y a qu'une seule issue possible. Pavel Borodine doit être libéré de toute charge».

Le juge d'instruction a d'ores et déjà fixé deux nouvelles audiences les 4 et 5 juillet prochain.

Et l'avocat de se demander pourquoi son client n'est pas dispensé d'y assister. D'autant qu'il n'a rien à dire. Et qu'un autre inculpé - le patron de Mabetex - n'est pas convoqué.

Pour mémoire, la justice suisse accuse l'ex-intendant du Kremlin d'avoir blanchi plusieurs dizaines de millions de dollars. Des pots-de-vin qui auraient été versés par les deux sociétés tessinoises Mabetex et Mercata en échange de juteux contrats concernant la rénovation du Kremlin.

Depuis sa libération par la Chambre d'accusation le 6 avril dernier contre le paiement d'une caution de cinq millions de dollars, c'est la deuxième fois que Pavel Borodine faisait le voyage de Genève.

swissinfo avec les agences

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