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Le Nobel de la Paix aux experts anti-atomiques

Mohammed ElBaradei, lauréat du Nobel de la Paix avec l'Agence qu'il dirige.

(Keystone)

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et son chef, Mohamed ElBaradei reçoivent le Nobel de la paix, pour leur lutte contre la prolifération nucléaire.

En Suisse, l'association «1000 femmes pour le Prix Nobel de la paix 2005» salue ce choix, mais en même temps, ne cache pas sa déception.

Ces dernières années, l'agence onusienne s'est illustrée dans les dossiers nord-coréen, irakien et iranien, s'opposant à plusieurs reprises aux Etats-Unis. Son directeur, Mohammed ElBaradeï s'est dit «extrêmement honoré».

«Tout ceux qui ont contribué à l'AIEA ont leur part dans ce prix important», a de son côté souligné Ole Danbolt Mjoes, président du Comité Nobel, qui reconnaît «les efforts (de l'AIEA et de son patron) pour empêcher l'énergie nucléaire d'être utilisée à des fins militaires et pour s'assurer que l'énergie nucléaire à but pacifique est utilisée de la façon la plus sûre possible».

Réactions contrastées


L'ancien chef des inspecteurs en désarmement de l'ONU en Irak, le Suédois Hans Blix, qui dirigea également l'AIEA, a salué dans ce prix une reconnaissance des méthodes rigoureuses de l'agence onusienne.
Quant à savoir si c'est également un reproche tacite aux Etats-Unis, «je laisse le comité (Nobel) s'expliquer» sur ce point, a déclaré Hans Blix.

Si de nombreuses voix de chefs d'Etat et de gouvernement se sont élevées vendredi des quatre coins du monde pour saluer l'AIEA et son patron, les organisations écologistes comme Greenpeace se sont montrées moins enthousiastes.

Ainsi, le réseau «Sortir du nucléaire» a exprimé sa «plus profonde indignation», reprochant à l'agence d'être «une structure de promotion du nucléaire dit 'civil'».

Le directeur de l'Institut de recherche pour la paix d'Oslo, Stein Tönnesson, s'est pour sa part déclaré surpris de voir récompensé «quelqu'un qui n'a pas eu de succès dans l'année», en particulier dans le dossier iranien en cours d'examen.

Femmes déçues


Déçue également - même si elle a commencé par saluer les lauréats -, l'association suisse «1000 femmes pour le Prix Nobel de la paix 2005», qui proposait de répartir le Prix entre 1000 femmes actives sur le terrain dans plus de 150 pays. Des femmes qui s'investissent et qui militent pour l'accès à l'eau potable, pour les droits de l'homme, contre la pauvreté ou contre l'exploitation des enfants.

«Nous nous étions préparées aussi bien à un succès qu'à une déception, explique à swissinfo Rebecca Vermot, responsable du projet. Mais nous sommes quand même un peu déçues que le Prix aille à une organisation clairement dominée par les hommes».

Mais même sans Nobel, l'association n'a pas dit son dernier mot. «Nous recevons des messages de femmes du monde entier, se réjouit Rebecca Vermot. Et le simple fait d'être nominées leur a donné du courage et de l'énergie pour continuer à travailler».

Autre raison de se réjouir pour les initiatrices de l'association: leur réseau ne cesse de s'étendre. En Chine, au Brésil, au Kirghizstan, en Afrique se sont formés des comités de femmes.

«Nous allons continuer à développer notre réseau, promet Rebecca Vermot, avant tout grâce à un site Internet interactif. Mais nous savons bien que toutes les femmes n'ont pas accès à la toile, alors nous allons également organiser des rencontres sur place».

swissinfo et les agences

Faits

Né en Egypte, en 1942, Mohammed ElBaradei a fait des études de droit au Caire, avant de passer un doctorat de droit international à New York.
Il vient d'être réélu à la direction générale de l'AIEA pour un troisième mandat de quatre ans. A l'Agence depuis 1984, il y a été successivement conseiller, chef du service juridique puis directeur général adjoint des relations internationales.
S'il n'a pas la décontraction de son prédécesseur, le diplomate suédois Hans Blix, il garde de ses années à la mission égyptienne auprès de l'ONU à New York un sens aigu des relations avec les médias et un style de vie plutôt occidental.
Egyptienne, sa femme travaille comme puéricultrice à Vienne, sa fille est devenue avocate et son fils s'est spécialisé dans les biotechnologies.

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En bref

- L'association «1000 femmes pour le Prix Nobel de la paix 2005» a été créée pour accroître la reconnaissance du travail effectué par des milliers de femmes dans le monde en faveur de la paix et de la justice.

- Elle publie un livre de portraits et de photos des 1000 femmes qui selon elle mériteraient ensemble le Prix. Une exposition de photos a également été montée, qui devrait faire le tour du monde.

- Le livre et l'exposition seront inaugurés le 14 octobre à Zurich.

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