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Le Parlement est au complet

Le 10 décembre prochain, le nouveau Parlement devra désigner le gouvernement fédéral.

(Keystone Archive)

Après l’élection des deux sénateurs du Tessin dimanche, les Chambres fédérales vont pouvoir entamer cette nouvelle législature.

Avec une échéance décisive: l’élection du gouvernement le 10 décembre prochain, qui s’annonce des plus houleuses.

Ce dimanche au Tessin, le radical Dick Marty et le démocrate-chrétien Filippo Lombardi ont été brillamment réélus au terme du second tour de l'élection à la Chambre des cantons. Ils ont obtenu 34,7% et 32,1% des voix, avec une participation qui a plafonné à 36%.

Le socialiste Marco Maurizio et le président de la Lega (droite nationaliste) Giuliano Bignasca n'ont pas fait la différence. Le premier a décroché 20,8% des suffrages et le second 12,4%.

Bipolarisation accrue

Au terme de ces élections fédérales 2003, l’Union démocratique du centre (UDC, droite dure) et la gauche sortent gagnantes. L’accroissement de la bipolarisation des électeurs leur permet de renforcer leurs députations dans chaque chambre au détriment du centre droit.

L'UDC est désormais le parti le plus fort au Parlement. Il gagne 11 sièges au Conseil national (Chambre basse) pour un total de 55 députés sur 200.

Au Conseil des Etats (Chambre haute), les démocrates du centre affichent un nouveau record en obtenant un 8e fauteuil (sur 46). Chambres réunies, l'UDC passe, avec 63 élus sur 246, de la troisième à la première place.

Le camp rose-vert progresse aussi. Le PS gagne un 52e siège au National et 3 dans la Chambre des cantons, où il renoue avec son record de 9 sièges datant de 1979. Il reste le deuxième parti du Parlement avec 61 élus à l'Assemblée fédérale.

Pour leur part, les Verts décrochent 4 mandats de plus à la Chambre du peuple et sont désormais 13. Le Parti chrétien-social maintient son siège. L'extrême gauche conserve 3 fauteuils auxquels s'ajoute celui d'un alternatif zougois.

Centre droit affaibli

Le centre droit fait les frais de cette bipolarisation renforcée. Les radicaux n’ont jamais perdu autant de plumes depuis l'introduction de la proportionnelle en 1919.

Ils reculent au National (36 sièges, -7) et au Conseil des Etats (14, -4). Ils n'affichent plus que 50 élus dans les deux Chambres réunies.

Le Parti démocrate-chrétien (PDC) accuse un recul de 7 sièges à la Chambre du peuple avec 28 représentants, mais maintient ses 15 fauteuils dans l'autre conseil.

Le plus petit des partis gouvernementaux creuse l'écart en n'obtenant plus que 43 sièges à l'Assemblée fédérale. Les libéraux voient quant à eux leurs effectifs fondre de 6 à 4 conseillers nationaux.

Du côté de la droite dure, les élections ont donné lieu à un petit jeu des chaises musicales. La Lega perd un de ses deux sièges au National alors que l'Union démocratique fédérale en acquiert un second. Les Démocrates suisses restent représentés par un unique député.

Alliance contre-nature

Conséquence de la bipolarisation accrue, l'UDC et le PS détiennent ensemble la majorité absolue des sièges au National et à l'Assemblée fédérale. Il fallait jusqu'ici ajouter encore les autres voix de gauche et de la droite dure pour parvenir à un tel résultat.

L'impact de cette alliance «contre-nature» reste limité à quelques votes tactiques ou certaines questions comme l'affectation à l'Assurance vieillesse d'une part de l'or de la Banque nationale. Le cas échéant, le Conseil des Etats pourra rectifier le tir.

Le centre droit y conserve clairement la majorité avec 29 sièges contre 17. Le rapport était de 33 contre 13 durant la précédente législature.

Majorité bourgeoise

D'une manière générale, le camp bourgeois reste largement majoritaire même si la gauche (évangéliques inclus) sort renforcée des élections. Les rapports de force sont de 127 à 73 (contre 132 à 68 en 1999) au National, de 37 à 9 (40/6) au Conseil des Etats et de 164 à 82 (172/74) Chambres réunies.

Comme auparavant, sur certains dossiers, la gauche et le PDC peuvent unir leurs forces et l'emporter. Pour la première fois de l’histoire, le «centre gauche» gagne face à la «droite» par 101 sièges contre 99 (103/97) à la Chambre du peuple et 125 contre 121 (124/122) à l'Assemblée fédérale.

Fait nouveau, le PS et le PDC obtiennent une majorité à la Chambre des cantons avec 24 sièges alors que le PRD et l'UDC dominaient avec 25 élus le conseil sortant. Le profil conservateur des sénateurs démocrates-chrétiens limite toutefois les possibilités d'un vote compact de centre gauche.

Jeu compliqué

Le nouveau Parlement est donc désormais connu. Il siégera pour la première fois le 1er décembre. C'est à lui qu'il reviendra d'élire les membres du Conseil fédéral pour une législature de quatre ans le 10 décembre.

Une élection qui sera plus marquée que jamais par les calculs qui précèdent. En effet, l'étroitesse des majorités complique le jeu pour les partis gouvernementaux.

En principe, ils doivent se mettre à trois pour qu'une solution l'emporte. Les voix des petits partis, toujours très prisées en ces occasions, seront particulièrement sollicitées.

swissinfo et les agences

En bref

- Au Conseil national, l'UDC gagne 11 sièges avec 55 députés sur 200.

- Le PS gagne un 52e siège.

- Le PRD recule de 7 sièges à 36.

- Le PDC recule de 7 sièges à 28.

- Les Verts décrochent 4 mandats de plus et sont désormais 13.

- Le Parti chrétien-social maintient son siège.

- L'extrême gauche conserve 3 fauteuils plus un alternatif zougois.

- Au Conseil des Etats l'UDC obtient un 8e fauteuil (sur 46).

- Le PS gagne 3 sièges et renoue avec son record de 9 sièges de 1979.

- Le PRD recule de 4 sièges à 14.

- Le PDC maintient ses 15 fauteuils.

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