Le plus grand chasseur de buts tire sa révérence

Le genou de Kubi lui joue un dernier mauvais tour. Keystone Archive

A 34 ans, Kubilay Türkyilmaz doit mettre un terme à sa carrière de footballeur. Merci Monsieur «Kubi» pour avoir «scoré» au nom de la Suisse.

Ce contenu a été publié le 06 novembre 2001 - 15:31

C'est au Grand-Duché, en cette année 2001, que Kubilay Türkyilmaz détrône Xam Abegglen au classement du meilleur buteur de tous les temps de l'équipe de Suisse, en réussissant ses 33e et 34e buts.

Malheureusement, c'est aussi en cette année que Türkyilmaz est contraint d'abandonner définitivement la compétition. Blessé au genou lors de Luxembourg-Suisse, le 5 septembre, le sociétaire du FC Lucerne doit se soumettre à l'avis du corps médical. Une intervention chirurgicale ne peut lui permettre de prolonger sa carrière de footballeur.

Une belle histoire

Fils d'émigrés turcs, né le 4 mars 1967, «Kubi» joue à 9 ans à l'AC Bellinzone. Au terme de sa formation junior, il passe une saison à Semine (1984/85), avant de revenir au Stadio Communale.

Sous la houlette de Peter Pazmandy, il brille très vite en LNA. En février 1988, Daniel Jeandupeux lui donne sa chance en équipe nationale, à l'occasion d'un match amical perdu 2-1 à Toulouse contre la France. C'est la première de ses 62 sélections.

Transféré au FC Servette en 1989, puis à Bologne en 1990, Kubilay Türkyilmaz essuie deux relégations successives avec le club italien. En 1993, il signe alors à Galatasaray Istanbul.

Sa plus grosse déception

En 1994, Türkyilmaz encaisse mal la plus grosse déconvenue de sa carrière. Roy Hodgson ne le retient pas parmi les 22 joueurs appelés à prendre part à la phase finale de Coupe du Monde aux Etats-Unis. «Kubi» est barré en attaque par Knup et Chapuisat, mais aussi, de manière plus surprenante, par les remplaçants Subiat et Grassi.

Mais Türkyilmaz prend sa revanche lors du match d'ouverture de l'Euro 1996 à Wembley. L'hypersensible mais ô combien talentueux joueur marque contre l'Angleterre le but de l'égalisation (1-1). Il joue alors dans le club de Grasshopper et connaît sa meilleure saison.

En effet, ce footballeur rapide et malin contribue à la brillante tenue du club zurichois dans la première phase de la «Champions League» 1996/97 et fête, avec GC, un titre de champion suisse en 1998.

Le Calcio le dessert

Etonnamment, Kubilay Türkyilmaz se retrouve à Brescia en juin 2000. Mais à nouveau, le Suisse d'origine turc ne parvient pas à s'imposer dans le très exigent Championnat d'Italie.

En revanche, le coach national de l'époque, l'Argentin Enzo Trossero, se félicite de son apport lorsqu'il totalise cinq buts contre les îles Feroé et la Slovénie, en éliminatoires de Coupe de Monde.

A son tour, l'actuel entraîneur national, Köbi Kuhn, titularise «Kubi» contre la Yougoslavie et le Luxembourg, en septembre. Mais des problèmes dorsaux le réduisent à nouveau à l'inactivité.

En définitive, Kubilay Türkyilmaz aura marqué le football suisse et européen de son empreinte, tantôt parce que mal aimé par le public helvétique pour son côté diva et tantôt parce qu'adulé pour sa capacité à jouer les sauveurs dans l'équipe nationale.

swissinfo avec les agences

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