Le poids des habitudes alimentaires

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80% des Suisses s'estiment bien informés sur le sujet de l'alimentation, selon une étude publiée jeudi. Autrement dit, ils savent ce qui est bon pour leur santé. Mais ils passent encore difficilement à l'acte. Question d'habitude...

Ce contenu a été publié le 27 septembre 2001 - 15:26

Un tiers des Suisses ne prend pas de petit-déjeuner, un repas pourtant très important pour l'équilibre alimentaire, selon l'étude Nutri-Trend 2000, réalisée par l'entreprise Nestlé avec le soutien de l'Office fédéral de la santé publique. Globalement, les Suisses mangent trop. Trop gras. Et pas assez de fruits et légumes.

Pas une grande surprise. Tout cela, on le sait. L'intérêt pour l'alimentation occupe d'ailleurs une place de plus en plus importante pour la population suisse. Pourtant, un tiers des Suisses sont encore trop gros.

Les Romands particulièrement paresseux

Autrement dit, les Suisses ont de bonnes intentions, mais ne passent pas encore à l'acte. Les Romands sont particulièrement concernés par cette tendance. Les hommes se soucient également moins de leur alimentation que les femmes.

Les raisons sont multiples: manque de temps, poids des habitudes. Ou encore l'instinct qui nous dit de manger tant qu'il y a à manger. «Nous avons gardé les mêmes habitudes que par le passé, mais nous dépensons moins d'énergie aujourd'hui», précise Bianca-Maria Exl, responsable du Service Nutrition de Nestlé Suisse.

Cela dit, les habitudes changent. Lentement. Selon leurs propres estimations, les Suisses consomment plus de légumes, de fruit et de poisson qu'auparavant. Ils mangent aussi moins de viande. Près d'un Suisse sur dix est végétarien et la moitié des personnes interrogées le sont occasionnellement.

Un outil de prévention

«Une mauvaise alimentation peut jouer un rôle décisif dans les maladies cardiaques, le diabète ou encore l'affaiblissement du système immunitaire, rappelle le professeur Paul Walter, président de l'Association suisse de l'alimentation. Une alimentation saine pourrait contribuer à réduire les risques de nombreuses maladies et, donc, à abaisser les coûts de la santé publique.»

Globalement, l'étude démontre que la Suisse reste un pays plutôt traditionnel. Midi reste le repas principal de la journée pour la majorité. Et - résultat étonnant - 60% des personnes interrogées prennent leur repas de midi à la maison.

Alexandra Richard

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