Le problème de la pénurie d’informaticiens devrait être réglé d’ici à 2004

La Suisse manque d’informaticiens. Mais la situation devrait se détendre d’ici trois à quatre ans. Les inscriptions dans les filières de formation ont, en effet, nettement augmenté.

Ce contenu a été publié le 10 mars 2000 - 13:52

La Suisse manque d’informaticiens. Mais la situation devrait se détendre d’ici trois à quatre ans. Les inscriptions dans les filières de formation ont, en effet, nettement augmenté.

Ils sont aujourd’hui moins de 6000 les informaticiens qui arrivent sur le marché du travail. Et la demande est de l’ordre de 8400, selon une estimation de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie. Or, en 2004, plus de 8600 informaticiens sortiront de formation. Cela permettra de répondre à la demande, estime Berne.

Les autorités fédérales tiennent à se dégager de toute responsabilité dans le manque actuel de spécialistes dont se plaint l’économie suisse. Les contingents de main-d’œuvre étrangère n’ont pas d’effet inhibiteur, puisqu’ils ne sont même pas utilisés pleinement. Et d’ailleurs, en cas de nécessité, un relèvement de ces contingents pourrait être envisagé.

Aujourd’hui, l’Office fédéral des étrangers enregistre entre 150 et 200 demandes d’informaticiens étrangers par mois, ce qui représente un quart de la totalité des demandes. Problème il y a, Berne le reconnaît. Et la difficulté de trouver les spécialistes nécessaires, en particulier dans les pays de l’Union européenne, est réelle.

L’économie a la possibilité de recruter ailleurs qu’en Europe occidentale; par exemple en Amérique du Nord, ou en Europe orientale. Toutefois, Berne ne peut délivrer d’autorisations que si le spécialiste en question n’a pu être trouvé dans les pays de l’Espace économique européen et que dans la mesure où sont respectées les conditions de rémunération et de travail en usage dans la profession et au lieu d’emploi.

Pierre-André Tschanz

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