Le programme Interreg III associe tous les cantons suisses à l’Europe des régions

La coopération entre les cantons suisses et les régions de l’Union européenne se développe. Le programme Interreg III, dont la loi suisse est entrée en vigueur le 1er mars, étend désormais son application aux cantons non frontaliers.

Ce contenu a été publié le 01 mars 2000 - 17:39

La coopération entre les cantons suisses et les régions de l’Union européenne se développe. Le programme Interreg III, dont la loi suisse est entrée en vigueur le 1er mars, étend désormais son application aux cantons non frontaliers.

L’Union européenne est surtout connue - et volontiers caricaturée - pour ses directives élaborées à Bruxelles et imposées sans état d’âme aux citoyens. C’est l’Europe de haut en bas. Interreg illustre l’autre facette de l’intégration, l’Europe des régions qui privilégie le processus inverse: l’initiative doit venir du terrain, des collectivités régionales, voire locales.

La dimension pragmatique des coopérations régionales, loin des savants équilibres diplomatiques des capitales, facilite la participation des Etats tiers comme la Suisse. Des élus du Pays de Gex et d’une commune genevoise voient vite l’intérêt de s’entendre sur la gestion des catastrophes ou l’élimination des ordures.

«Ces coopérations semblent généralement peu spectaculaires, mais elles sont très importantes pour les gens qui les mettent en oeuvre au quotidien», observe-t-on à la Mission suisse auprès de l’Union européenne. Et pendant que la Suisse négociait péniblement des accords bilatéraux avec l’Union européenne, «Interreg permettait déjà à la Suisse de participer activement à des programmes communautaires».

Neuf ans après la première version d’Interreg, le programme a pris de l’ampleur. L’Union européenne a pratiquement doublé sa dotation par rapport à la période précédente, elle consacre à Interreg III près de 5 milliards de dollars sur sept ans. De son côté le Parlement suisse a débloqué l’automne dernier 23 millions de dollars.

Jusqu’à présent, le programme ne concernait en Suisse que les quinze cantons frontières. Désormais cette restriction tombe. Cela permet à un canton de Suisse centrale de développer une réflexion touristique commune avec une région autrichienne rencontrant des problèmes similaires. Autre nouveauté, la coopération transnationale au sein de vastes groupements de régions européennes. Quand il s’agit de protéger la forêt alpine, par exemple, les frontières n’ont pas de sens.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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