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Le rêve olympique d'Adolf Ogi peut se réaliser

René Burkhalter verrait très bien Adolf Ogi prendre sa place à la tête de l'AOS. (archives Keystone)

A la fin de l´année, René Burkhalter quittera ses fonctions de président de l´Association olympique suisse (AOS). Juridiquement, rien ne s´oppose à l´élection d´Adolf Ogi à la présidence de l´AOS, le 4 novembre prochain à Berne.

«Si Monsieur Adolf Ogi acceptait de prendre la présidence de l'Association olympique suisse, le sport helvétique en général aurait énormément à y gagner. J'ai lancé cette idée il y a une année et demie déjà. Et je reste persuadé que cette possibilité est la meilleure pour le futur». René Burkhalter, président sortant de l'Association olympique suisse, ne mâche pas ses mots.

D'ailleurs, il a défendu cette idée avec enthousiasme jeudi, lors d'une conférence de presse qu'il a tenue à Lausanne. Le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports reste, pour lui, le candidat idéal. Encore faut-il qu'Adolf Ogi décide d'entrer dans la danse. Et dans ce cas, le président de la Confédération démissionnaire dispose d'atouts décisifs.

Sa notoriété d'abord. Face à son charisme, les deux candidatures officielles actuelles font pâle figure. Le Saint-Gallois Walter Kägi, ancien conseiller d'Etat et président des rameurs suisses, et le Thurgovien Paul Engelmann, président de la Fédération suisse de gymnastique, n'ont pas les moyens de rivaliser avec Adolf Ogi.

L'autre carte maîtresse d'Adolf Ogi est inscrite dans les statuts de l'AOS. Juridiquement en effet, rien n'empêche une fédération de le présenter comme candidat à la présidence, le jour de l'élection. Même si le délai officiel de candidature est dépassé. Et l'assemblée, qui est souveraine, a le pouvoir de l'accepter. Cela fait, le candidat entre immédiatement dans le sérail des papables.

Jusqu'à ce jour, Adolf Ogi n'a jamais admis vouloir succéder à René Burkhalter. Cette attitude, logique politiquement, n'entame donc en rien ses chances de reconversion dans le domaine sportif. Et la démission de mercredi dernier ne fait qu'attiser les spéculations, tout comme son rêve inavoué de carrière olympique.

Avant de quitter son poste, le président de l'AOS, qui reprendra les rênes de l'Aide sportive suisse (ASS) dès le premier janvier 2001, désire encore mener à bien un ambitieux projet de création d'un portail Internet nommé «E.sport.ch».

Le directeur de l'AOS, Marco Blatter, a dévoilé les grandes lignes du projet dans lequel un million de francs a déjà été investi. A terme, soit en 2005, l'AOS espère pouvoir récolter par ce biais une manne de 20 millions de francs. De grandes entreprises de l'économie publique ont annoncé clairement leur envie de prendre part au projet qui devrait voir le jour en mars 2001.

Mathias Froidevaux

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