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Le Tessin interdit la fumée dans les bistrots

Après l'Italie, le Tessin interdit à son tour la fumée dans les bars et les restaurants.

(Keystone)

Le Tessin est le tout premier canton suisse à bannir la fumée des bars, cafés, restaurants et discothèques.

Mercredi soir, le Grand Conseil tessinois a finalement donné son feu vert, suivant ainsi la position du gouvernement cantonal.

Après un débat de quatre heures, le législatif cantonal a accepté d'introduire une interdiction générale de fumer dans tous les établissements publics.

La variante de la commission préparatoire allait moins loin que le projet du gouvernement. Elle prévoyait une exception pour les night-clubs, les discothèques et les pianos-bars.

A l'avenir, seuls les restaurants, bars et bistrots qui disposeront de locaux séparés et suffisamment aérés pourront donc accepter les fumeurs. Les établissements ont une année pour s'adapter à la nouvelle loi.

Menace de référendum

Reste encore à voir si l'interdiction de fumer va effectivement entrer en vigueur. En effet, deux partis populistes - la Lega et l'Union démocratique du centre (UDC) - s'y opposent et ont déjà annoncé un référendum.

Giuliano Bignasca, président de la Lega, s'était énergiquement élevé contre ce qu'il considérait être un «diktat» et avait comparé le Tessin à un «pays de talibans».

Pour sa part, Patrizia Pesenti, directrice de la santé publique tessinoise, estime que l'interdiction protégera les non-fumeurs et le personnel de service.

L'Italie l'interdit déjà

La majorité des démocrates-chrétiens, radicaux et socialistes ont soutenu la modification de la loi, suivant ainsi les recommandations de la fédération des hôteliers «GastroTicino».

Deux Tessinois sur trois se sont aussi déclarés favorables à l'interdiction de fumer dans les établissements publics.

En Italie voisine, une telle interdiction est entrée en vigueur au début de cette année. La crainte d'une baisse des recettes exprimées par les hôteliers et restaurateurs s'est révélée infondée.

Au contraire, toujours plus de Tessinois franchissent la frontière pour aller manger dans des restaurants de la Péninsule.

Bientôt d'autres cantons

En 2006, les citoyens genevois seront appelés à se prononcer sur une initiative prônant une interdiction totale de fumer dans les lieux publics.

Pour sa part, le législatif saint-gallois a refusé en février de suivre son gouvernement qui voulait bannir la cigarette des bâtiments publics. En revanche, le parlement de Bâle-Campagne a accepté un projet similaire.

La semaine prochaine, le Grand Conseil du canton des Grisons débattra lui aussi de la question.

A Neuchâtel, une motion populaire demandant l'interdiction de la consommation de tabac dans tous les lieux publics du canton a été déposée. Le texte sera soumis à l'examen du Grand Conseil prochainement.

Au niveau national, la commission de la santé publique du Conseil national (Chambre du peuple) a donné suite à une initiative parlementaire demandant de combler les lacunes du droit pour protéger la population contre les effets du tabagisme passif. Elle attend le feu vert de son homologue du Conseil des Etats (Chambre des cantons).

Par ailleurs, tous les trains suisses deviendront non-fumeurs dès le 11 décembre. C'est ce qu'ont décidé les entreprises affiliées à l'Union des transports publics (UTP), dont les Chemins de fer fédéraux (CFF).

swissinfo et les agences

Faits

Le Grand Conseil tessinois a accepté d'introduire une interdiction de fumer dans les établissements publics du canton.
Selon une étude de l'Université de Zurich, 54% des adolescents et 72% des jeunes adultes (20-24 ans) sont exposés à la fumée passive, surtout dans le cadre de leurs loisirs, notamment dans les discothèques.
En Suisse, on recense 1,75 millions de fumeurs parmi les 15-74 ans, soit 33%.
Les cigarettes contiennent plus de 4'000 substances toxiques.

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En bref

- Le 13 octobre dernier, le gouvernement tessinois a présenté son projet d'interdiction générale de fumer dans les établissements publics.

- Après le feu vert du parlement, les établissements du canton ont un an pour s'adapter à la nouvelle loi.

- Mercredi soir, le débat tessinois a été suivi par un grand nombre de médias suisses.

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