Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Le ton monte entre Tunis et Berne

En Suisse aussi, les opposants tunisiens avaient fait une grève de la faim avant le SMSI.

(Keystone Archive)

La Tunisie dénonce vendredi l'«attitude inamicale» de la Suisse après la réception, la veille à Berne, de plusieurs militants tunisiens des droits de l'homme.

Dès jeudi soir, le ministère tunisien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de Suisse à Tunis.

Jeudi, la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey s'est entretenue durant une vingtaine de minutes avec deux avocats tunisiens, Abderraouf Ayadi et Samir Dilou.

Ces deux hommes faisaient partie des huit grévistes de la faim dont l'action d'un mois a précédé l'ouverture du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) en novembre à Tunis. Ils entendaient dénoncer les atteintes aux libertés publiques dont se rend coupable le régime du président Ben Ali.

Micheline Calmy-Rey a reçu les deux avocats à la demande de l'ONG fribourgeoise Vérité-Action. Deux de ses responsables, des Tunisiens de Suisse, ont participé à la rencontre.

«Inadmissible»

Dès jeudi en fin de journée, l'ambassadeur de Suisse a été convoqué au ministère tunisien des Affaires étrangères. L'entretien a été «franc et ouvert», déclare vendredi Carine Carey, porte-parole des Affaires étrangères à Berne.

«Les autorités tunisiennes expriment leur stupéfaction et leurs vifs regrets à la suite de l'initiative de la ministre suisse des Affaires étrangères de recevoir hier (jeudi) des prétendus opposants tunisiens», indique vendredi une source du ministère tunisien des Affaires étrangères.

Micheline Calmy-Rey «fait montre d'une attitude inamicale révélant une ignorance des réalités politiques tunisiennes», poursuit cette source. Cette «initiative» constitue «un geste inopportun et inadmissible au moment où la Tunisie oeuvre à préserver la qualité des relations entre les deux pays», ajoute-t-elle.

Remerciements


A Berne, on répète que cette rencontre était «l'expression de l'intérêt de la Suisse» pour le respect des droits de l'homme par les Etats qui s'y sont engagés dans les traités internationaux». La ministre a reçu les représentants de l'ONG suisse «comme elle en reçoit beaucoup d'autres quand la demande lui est adressée», précise Carine Carey.

Jeudi, Micheline Calmy-Rey avait indiqué que la Suisse allait suivre la situation des droits de l'homme en Tunisie. Les militants tunisiens lui ont fait part de leurs projets et ont remercié la Suisse officielle pour son attitude lors du SMSI.

Dans son discours prononcé à l'ouverture du Sommet, le président de la Confédération Samuel Schmid avait appelé la Tunisie à respecter la liberté d'expression. Et la télévision tunisienne avait précisément choisi ce moment pour couper la retransmission de la cérémonie. Berne avait ensuite formellement protesté auprès du gouvernement tunisien.

swissinfo et les agences

En bref

- Après une 1ère phase en décembre 2003 à Genève, la 2e phase du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) s'est tenue à Tunis du 16 au 18 novembre.

- Samuel Schmid, président de la Confédération a été salué par l'ensemble de la société civile après son discours à l'ouverture du Sommet. Parmi les 27 chefs d'Etat présents à Tunis, il a été le seul à parler des violations des droits de l'homme dont se rend coupable le régime du président Ben Ali. Des violations qu'il a fermement condamnées.

- Son collègue Moritz Leuenberger, ministre des transports, communication et énergie, a repris les mêmes thèmes dans le discours qu'il a prononcé à la cérémonie de clôture, en adoptant toutefois un ton plus diplomatique.

Fin de l'infobox

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.