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Le va-tout d'Enzo Trossero

Enzo Trossero compte bien ramener une victoire des Iles Féroé.

(Keystone Archive)

En match éliminatoire de la Coupe du monde, l'équipe nationale helvétique a décidé d'exercer, samedi, dès la 1ère minute de jeu, un pressing sur la formation des Iles Féroé. Objectif: remporter les trois points de la victoire.

Le coach Enzo Trossero a décidé de remplacer Sébastien Fournier par Ciriaco Sforza, qui a retrouvé la totalité de ses moyens. C'est un peu paradoxal comme situation, car avant sa blessure, Sforza était un titulaire indiscutable, il portait même le brassard de capitaine de l'équipe nationale suisse.

Toujours est-il que, sans même jouer la finale de la Ligue des champions, (parce que blessé), Sforza est tout de même devenu champion d'Europe avec le Bayern de Munich. (Un titre que seul un autre Helvète, Stéphane Chapuisat, a réussi à décrocher).

Pour l'autre demi axial, Johann Vogel, la plus importante défection au sein de la Sélection suisse, c'est bel et bien la suspension de Sébastien Fournier. Tant il est vrai que les deux joueurs se montrèrent complémentaires au milieu du terrain, lors des deux derniers matches contre la Yougoslavie et devant le Luxembourg.

«Ciri et moi ne sommes pas les meilleurs amis du monde, concède Johann Vogel. C'est une question de caractère. Mais nous sommes des professionnels et nous avons démontré que nous pouvions jouer ensemble.»

Dommage que les deux hommes ne s'entendent pas mieux, car l'on connaît l'importance que revêt l'aspect psychologique dans un match officiel international. Où la différence ne tient souvent qu'à un fil, un détail; bref ce qu'on appelle un concours de circonstance.

De même, la Suisse ne peut se passer des services de Vogel. Les deux saisons qu'il vient d'effectuer à Eindhoven ont été ponctuées de deux sacres de champion. Avec, à la clef, le titre de meilleur joueur des Pays-Bas décerné par le journal batave le Telegraaf.

Autre plaque tournante de l'équipe de Suisse, Stéphane Henchoz approche les 60 matches officiels, à l'enseigne de ce dernier exercice. «Je ne vous cacherai pas que cette rallonge avec l'équipe nationale est difficile. Mais si l'on veut vivre un jour une Coupe du monde, ça passe par là».

«Certes, poursuit le leader de la défense helvétique, j'ai déjà connu des matches plus excitants que celui que nous allons disputer samedi. Mais comme dans n'importe quel travail, il y a des boulots de merde, il faut les faire et bien les faire. Pour passer ensuite à quelque chose de mieux.»

Pour placer ce match au plus près de son véritable contexte, la Suisse est actuellement 2e avec 5 matches et 8 points. Derrière la Russie avec 5 rencontres et 13 points. Mais devant la Slovénie, 3e avec 5 matches et 7 points.

Dès lors, il ne faut pas y voir un match forcément capital, puisque chaque équipe doit disputer au total dix rencontres qualificatives.

Reste que, pour le coach Enzo Trossero, le ou les qualifié(s) de ce groupe éliminatoire (Russie, Yougoslavie, Slovénie et la Suisse) seront «les équipes qui obtiendront le plus de points, lors de leurs quatre confrontations face aux pays présumés faibles, comme le Luxembourg et les Iles Féroé».


Emmanuel Manzi


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