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Genève internationale

Le visage renouvelé de la Genève internationale

La Genève internationale est une plateforme globale de premier plan, mais des défis sans précédent la menacent. Parmi eux, le déclin du multilatéralisme et les effets du Covid-19. Juste au moment où les restrictions liées à la pandémie ont été levées, une nouvelle crise est survenue: la guerre en Ukraine.

Ce contenu a été publié le 20 juillet 2022 - 11:04
Skizzomat (illustration)

Alors que la pandémie a particulièrement exposé l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la guerre en Ukraine a déplacé l'attention sur les droits humains et les questions humanitaires. Il existe à Genève de nombreuses organisations internationales qui traitent de ces thématiques. Le bureau des droits humains des Nations unies est dirigé par le Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme, un poste occupé par la Chilienne Michelle Bachelet depuis quatre ans. Mais elle quittera ses fonctions à la fin du mois d'août 2022.  Nous nous sommes penchés sur son héritage, sur les qualités attendues de sa ou son successeur et sur la transparence du processus de sélection des Nations unies:

Le Conseil des Droits de l'Homme se trouve au cœur de la Genève internationale, son siège étant situé au Palais des Nations, le siège européen de l'ONU. L'Assemblée générale des Nations unies à New York a voté le 7 avril la suspension de la Russie de cet organe en raison de la guerre en Ukraine. C'est seulement la deuxième fois dans l'histoire qu'un pays est suspendu, après la Libye de Mouammar Kadhafi. Mais le vote a été plutôt ambivalent, selon une analyse:

Dans cette vidéo, SWI swissinfo.ch s'intéresse au fonctionnement du Conseil des droits de l'homme et à ses activités:

Crise alimentaire redoutée

Avec la crise humanitaire causée par la guerre en Ukraine, d'autres organismes des Nations unies comme le HCR, l'agence pour les personnes réfugiées basée à Genève, et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont fort à faire pour apporter de l'aide. Le conflit provoque une crise alimentaire de plus en plus grave dans certaines régions du monde, notamment en Afrique et au Moyen-Orient. Les approvisionnements sont interrompus, les prix augmentent et les organismes d'aide sont sous-financés:

Le Covid et l'OMS

Mais si les regards sont désormais braqués sur l'Ukraine, la pandémie de Covid-19 n'est pas terminée, les cas sont même à nouveau en augmentation. Et même si le monde apprend à vivre avec ce virus, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) veut en tirer des leçons. 

Lors d’une session spéciale en décembre 2021, les États membres de l’OMS se sont engagés à conduire des négociations en vue d’un futur traité mondial sur les pandémies. Il devrait permettre à la communauté internationale de mieux répondre aux futures crises sanitaires, mais celui-ci ne sera probablement pas prêt avant trois ans au moins.

L’OMS est une institution spécialisée des Nations Unies basée à Genève. Elle a été fondée en 1948 pour promouvoir l’accès universel aux soins, fixer des normes et coordonner la réponse mondiale aux crises sanitaires. 

Elle est également confrontée à des problèmes de financement.

L’OMS a lancé une initiative innovante, appelée COVAX, visant à permettre aux pays en développement de recevoir des doses de vaccins contre le Covid-19. COVAX est codirigée par l’OMS, Gavi (l’Alliance pour les vaccins) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI). Mais l’initiative a dû, à de nombreuses reprises, revoir ses objectifs à la baisse, en raison du faible approvisionnement en vaccins.

L'organisation mondiale du commerce et les vaccins

L’OMC s'est elle aussi retrouvée dans l'oeil du cyclone pendant la pandémie. La délicate question des inégalités en matière d’accès aux vaccins y a aussi été discutée tout au long de l’année 2021.

L’OMC compte 164 pays membres et a une longue histoire.

En 2021, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala a pris la tête de l’OMC. Elle est la première femme et première africaine à diriger l’organisation genevoise.

Un écosystème fertile

Genève abrite le siège européen des Nations Unies et quelque 40 organisations internationales. Plus de 700 organisations non gouvernementales (ONG), des instituts de recherche et 178 missions diplomatiques s’y trouvent également.

Ces dernières années, de nouvelles équipes d’enquête, spécialistes de la justice internationale, s’affairent également à l’ONU. Elles rassemblent et préservent les preuves et préparent d’éventuelles futures affaires pénales portant sur les graves crimes internationaux commis en Syrie, au Myanmar et au Sri Lanka.

La pléthore d’organisations intergouvernementales, d’ONG et d’instituts universitaires de la Genève internationale a donné naissance à un écosystème fertile pour la recherche et la gouvernance globales. Alors que certaines ONG et même l’ONU sont menacées par les effets de la pandémie, le gouvernement suisse soutient de nouvelles initiatives genevoises futuristes. Parmi elles, la Swiss Digital Initiative (SDI) et le Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA). On les trouve dans le Campus Biotech, qui regorge de start-ups tournées vers l’avenir.

La diplomatie numérique à l’ère de la pandémie

Les couloirs et salles de conférences du Palais des Nations à Genève débordaient par le passé d’activité et étaient visités par des diplomates et journalistes du monde entier. Lors du premier semi-confinement en Suisse au printemps 2020, le siège européen de l’ONU est devenu un «Palais sans Nations». 

Bien que les choses soient maintenant revenues à une nouvelle normalité, nombre de ses activités se déroulent encore, au moins partiellement, en ligne. Les méthodes de travail des organisations internationales de Genève pourraient être modifiées à long terme.

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