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Le voyage très diplomatique de Franz von Däniken à Pyongyang

Franz von Däniken na pas été reçu par Kim Jong-il en personne.

(Keystone Archive)

Le secrétaire d'Etat Franz von Däniken est le plus haut représentant suisse à s'être rendu en Corée du Nord depuis l'établissement des relations diplomatiques en 1974. Il a été reçu par le ministre des Affaires étrangères, Paek Nam Sun. Mais, la Suisse n'envisage toujours pas d'ouvrir une ambassade à Pyongyang.

«C'est dans l'air du temps!», comme l'explique un diplomate suisse. Depuis le sommet historique entre les dirigeants des deux Corées, l'été dernier, Pyongyang multiplie les contacts diplomatiques et il est de bon ton, ces derniers mois, de serrer la main de Kim Jong-il, le dernier dirigeant totalitaire de la planète digne de ce nom.

Suite à plusieurs délégations de pays occidentaux, le numéro deux de la diplomatie suisse, le secrétaire d'Etat Franz von Däniken, s'est rendu en début de semaine en Corée du Nord après des rencontres officielles à Pékin. Il poursuit actuellement son périple au Japon.

Franz von Däniken est le plus haut responsable suisse à gagner Pyongyang depuis l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays en 1974. Il n'a pas été reçu par le «cher leader», mais le président du parlement, Kim Yong Nam, et le ministre des Affaires étrangères, Paek Nam Sun. L'occasion de rappeler « la grande sympathie » du peuple nord-coréen pour Berne.

La Suisse joue depuis l'armistice de 1953, un rôle de surveillance à la frontière intercoréenne. Elle apporte par ailleurs depuis plusieurs années une aide humanitaire importante à Pyongyang. Et le parlement vient d'accepter une nouvelle livraison de bœuf pour sept millions de francs vers un pays décimé par la famine.

Tant Pékin que Pyongyang ont réaffirmé leur intérêt pour les discussions quadripartites (deux Corées, Chine, Etats-Unis) en vue d'un accord de paix et qui se tiennent à Genève (quatre réunions à ce jour).

Ce processus est gelé depuis l'établissement d'un canal direct entre Pyongyang et Washington qui a abouti l'automne dernier à la visite de Madeleine Albright en Corée du Nord. La Suisse n'envisage pas d'ouvrir une ambassade à Pyongyang a indiqué à la presse à Pékin le secrétaire d'Etat. Aucun journaliste n'a été invité à couvrir cette visite.

Frédéric Koller, Pékin

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