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Les Albanais de Suisse accueillent avec espoir la fin de l'ère Milosevic

Ueli Leuenberger, directeur de l’Université populaire albanaise à Genève (archives Keystone).

L´éviction de Slobodan Milosevic réjouit les Kosovars établis en Suisse. La transition démocratique, que la Serbie pourrait connaître, permettrait l´autonomie du Kosovo. Mais la prudence est de mise: de nombreux scénarios restent possibles.

«Tous les amis albanais que j'ai croisés sont remplis d'espoir», commentait vendredi matin Ueli Leuenberger, directeur de l'Université populaire albanaise, installée à Genève.

A la surprise générale, après avoir annoncé fin avril dernier son départ pour fin 2000, le fondateur de l'institution a décidé de conserver son poste. Il reste un observateur averti de la question albanaise.

Selon lui, les Albanais espèrent que tout le système actuel va disparaître avec Milosevic. Une véritable transition démocratique permettrait aux différentes forces politiques serbes de s'exprimer et, surtout, aux Kosovars de s'autodéterminer.

Le Kosovo pourrait-il devenir indépendant? «C'est aux Kosovars de décider de leur avenir et les Serbes doivent permettre ce processus, répond Ueli Leuenberger. Dans un contexte démocratique, une coopération avec la Serbie serait possible».

Mais rien n'est encore joué. Comme le rappelle Ueli Leuenberger, «jusqu'à présent, Vojislav Kostunica est aussi connu comme un nationaliste». Le leader de l'opposition a en effet toujours souhaité une Serbie qui comprendrait le Kosovo. Le directeur de l'Université populaire albanaise craint également la possibilité de sursauts du régime de Milosevic.

Les Kosovars de Suisse sont donc dans l'expectative. L'Office fédéral des réfugiés (ODR) adopte la même retenue. Il ne prévoit pas de modifier le calendrier des retours des réfugiés kosovars. «Le rythme des retours est déjà soutenu et nous n'allons pas l'accélérer», souligne le porte-parole de l'ODR, Dominique Boillat.

Selon ce dernier, ce sont plutôt les renvois vers la Serbie, suspendus jusqu'à présent, qui pourraient au contraire être exécutés. «Mais il faut attendre que la situation se stabilise, et cela ne se fera pas avant plusieurs mois», conclut Dominique Boillat.

Caroline Zuercher

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