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Les cantons toujours pas d'accord sur l'apprentissage des langues étrangères

L'ouverture programmée d'une consultation sur l'apprentissage des langues réjouit le syndicat des enseignements romands.

(Keystone)

Sans surprise, la Conférence des directeurs cantonaux de l´instruction publique (CDIP) n´a pas réussi à se mettre d´accord sur la première langue étrangère à enseigner. Mais elle veut résoudre cette question et engager une consultation nationale.

Les représentants des gouvernements cantonaux sont très partagés sur l'ordre dans lequel les langues étrangères doivent être introduites dans l'enseignement. En votation consultative, treize ont penché pour la deuxième langue nationale, et douze ont préféré la liberté de choix. Seul un canton s'est abstenu.

«Ce résultat ne peut pas être à la base d'une recommandation solide», relève le comité de la CDIP. Du coup, il propose une procédure de consultation avec les organes de la Confédération et les organisations d'enseignants.

«Nous avons gagné», se réjouit Marie-Claire Tabin, présidente du syndicat des enseignements romands. Instituteurs romands et alémaniques craignaient une décision prise dans la précipitation, et demandaient le droit au chapitre. Ils l'ont obtenu.

Didier Berberat, lui, voit les choses différemment. «Je regrette que la CDIP n'ait pas pu se mettre d'accord», explique le conseiller national (NE/S), auteur d'une initiative parlementaire demandant que la constitution impose une langue nationale comme première langue étrangère à l'école. «Mais vu le vote très serré, il était en effet préférable d'attendre.»

«C'est assez surprenant de voir les cantons faire appel à la Confédération, remarque Didier Berberat. Lorsque le Conseil fédéral a répondu à mon initiative parlementaire, il a estimé que les cantons, en charge de l'instruction publique, devaient se mettre d'accord. Mais le problème est suffisamment important pour admettre une telle procédure.»

Mais les cantons mettent leurs limites. La vice-présidente de la CDIP Martine Brunschwig Graf souligne le risque encouru en cas d'acceptation de cette initiative. «Nos débats deviendraient alors purement académiques et les problèmes pratiques ne seraient pas résolus.»

La proposition de Didier Berberat a déjà passé la rampe de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC). Elle devrait être soumise au Conseil national cet hiver. Mais dans le contexte actuel, il est possible que les délégués du peuple demandent un délai.

Quant aux directeurs cantonaux de l'instruction publique, ils espèrent prendre leur décision lors de leur prochaine assemblée plénière, en juin 2001. Reste à savoir s'ils y arriveront. «La question est posée, estime Marie-Claire Tabin. Pour les associations professionnelles, aucun pas n'a été fait pour le moment.»

Quoi qu'il en soit, les directeurs cantonaux de l'instruction publique estiment que ces cours devraient être introduits dès le primaire, soit en 3ème pour l'une des langues et 5ème année pour l'autre. Tout en estimant que le même niveau doit être obtenu à la fin de la scolarité obligatoire dans ces deux langues.

«Nous espérons pouvoir atteindre ces objectifs en 2010», conclut Martine Brunschwig Graf. Cet intervalle permettra de résoudre les problèmes pratiques et de former les enseignants.

Caroline Zuercher

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