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Les CFF sur les bons rails après une année faste

Benedikt Weibel, président de la Direction d'entreprise des CFF, lors de la présentation du bilan 2000.

(Keystone)

Forts de la nette hausse des bénéfices enregistrée l'an dernier, les CFF envisagent l'exercice 2001 avec confiance. Ils ont augmenté leur bénéfice net de 26 millions de francs, à 146,2 millions. Le trafic des voyageurs boucle sur des recettes de 63 millions. Et le secteur des marchandises termine sur un déficit de près de 59 millions.

Globalement, les CFF attendent à nouveau un bon résultat, même si les coûts liés au personnel occasionnent quelques soucis. Le Syndicat du personnel des transports (SEV) exige quant à lui que le bénéfice soit distribué aux employés sous la forme d'une augmentation de salaire.

«Les résultats ont profité d'une situation économique favorable et continue, qui a influencé positivement la mobilité», a expliqué mercredi à Berne Benedikt Weibel, président de la Direction d'entreprise des CFF, lors de la présentation du bilan 2000.

Les produits, les quantités transportées et les prestations ont atteint des valeurs records aussi bien en trafic voyageurs que marchandises. Comme déjà annoncé le mois dernier, le bénéfice net a progressé de 21,5% par rapport à 1999, pour atteindre 146,2 millions.

Dans les grandes lignes, les CFF prévoient des résultats similaires pour 2001. Concernant les perspectives financières, Benedikt Weibel note que les contributions de la Confédération pour l'infrastructure sont en recul de 78 millions de francs. En contrepartie, la vente de la moitié de l'engagement des CFF auprès de Sunrise a entraîné une recette extraordinaire de 117 millions de francs.

Les CFF sont en revanche préoccupés par le développement des charges de personnel, qui représentent la moitié des charges totales de 5,6 milliards de francs, selon Benedikt Weibel. Pour la première fois depuis 1993, elles ont augmenté (+2,4%) en 2000, atteignant 2,856 milliards de francs. L'effectif s'est pourtant réduit de 3,2%, pour se fixer à 28.272 employés.

Pour expliquer cette hausse des coûts, Benedikt Weibel a notamment avancé la compensation du renchérissement et l'augmentation des heures supplémentaires, liée à l'introduction de la semaine de 39 heures. Selon Benedikt Weibel, la situation en matière de personnel est paradoxale. Dans certains secteurs, il est trop étoffé, dans d'autres, il est trop limité.

Le Syndicat du personnel des transports (SEV) espère bien recevoir sa part du gâteau. Il exige que le bénéfice réalisé par les CFF soit distribué au personnel sous la forme d'une augmentation de salaire. C'est grâce à leur engagement que cet excédent de recettes a pu être réalisé, souligne le SEV. Ce dernier revendique la compensation du renchérissement accumulé et trois pour cent d'augmentation réelle des salaires.

Les CFF ont également publié pour la première fois mercredi à Zurich les salaires de la direction et les honoraires du conseil d'administration, mais sans détailler "qui reçoit quoi". Selon le rapport 2000, les neuf membres du conseil d'administration se sont partagé, comme l'année précédente, 760.000 francs. Le salaire des six membres de la direction s'est monté au total à 2,6 millions de francs, contre 1,75 million l'année précédente.

En 2000, les voyageurs, dont le nombre s'est élevé à 286,8 millions, ont été 3,9% de plus à prendre le train. Le trafic voyageur boucle avec un résultat de 63 millions de francs et les recettes ont augmenté de 1,7%, atteignant 1,63 milliard de francs. Le nombre des clients satisfaits a progressé de plus de 3%, pour atteindre 84,7%.

Le nombre des abonnements généraux vendus a également augmenté de 5% et. près de 231.000 personnes s'en sont procuré un. Et pour la première fois depuis 1992, les abonnements demi-tarif ont frôlé la barre des deux millions.

swissinfo avec les agences


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