Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Les comptes suisses de l'affaire Mediaset

L'affaire Mediaset a un «volet» suisse.

(Mediaset)

Le parquet de Milan a identifié dix nouveaux comptes suspects en Suisse dans son enquête sur les caisses noires de Mediaset, le groupe de Silvio Berlusconi.

Le MPC confirme des informations publiées par les médias italiens sur des comptes mettant en cause des sociétés contrôlées par la famille du chef du gouvernement italien.

Selon le quotidien italien «La Repubblica», les enquêteurs milanais ont pris contact avec leurs homologues helvétiques pour dépister les personnes ayant ouvert ces dix comptes.

Un onzième a été découvert au Liechtenstein, précisent encore les médias transalpins. L'importance des fonds déposés en Suisse n'est pas connue pour l'heure.

Dans le cadre de cette affaire, la justice suisse avait déjà bloqué douze autres comptes, dont cinq appartenant au producteur de cinéma californien Farouk Agrama, considéré comme «l'associé occulte» de Silvio Berlusconi.

Selon un autre quotidien transalpin, le «Corriere della Sera», 140 millions de francs se trouveraient sur ces cinq comptes.

Une enquête propre au MPC

Une information confirmée par le Ministère public de la confédération (MPC), mais à demi-mots.

Il indique avoir ordonné «plusieurs autres séquestres (...) dans le cadre de demandes d'entraide judiciaire émanant du parquet de Milan, pour des montants de l'ordre de grandeur de ceux indiqués dans la presse italienne».

Dans cette affaire, la justice suisse n'a pas fait qu'exécuter des demandes d'entraide judiciaire.

Le MPC a en effet ouvert le 3 octobre sa propre enquête pour blanchiment d'argent, qui a conduit au blocage de trois millions de francs, précise le Ministère public de la Confédération.

Vingt demandes d'entraide

Contacté mercredi par l'agence télégraphique suisse (ats), le procureur milanais Fabio De Pasquale, l'un des magistrats travaillant sur le dossier, a de son côté expliqué que le parquet lombard avait adressé, depuis mai 2002, près de vingt demandes d'entraide au MPC.

Ces demandes ont presque toutes été exécutées, certaines avec le consentement des parties impliquées, d'autres après des arrêts du Tribunal fédéral (TF).

Pour mémoire, l'affaire Mediaset porte sur des opérations d'achat/vente présumées fictives de droits télévisuels aux Etats-Unis par le groupe de médias privés contrôlé par la famille du chef du gouvernement italien.

Selon le parquet, ces opérations ont permis de constituer d'importantes caisses noires à l'étranger. Fabio De Pasquale articule la somme de 170 millions de dollars entre 1988 et 1999.

Dans un communiqué publié mardi soir, Mediaset a nié tout lien avec les comptes suspects découverts en Suisse et au Liechtenstein sur la base de l'entraide judiciaire.

swissinfo et les agences

En bref

- Dans les faits, le groupe audiovisual italien Mediaset est détenu à 34,3% par la holding Fininvest. Cette dernière est la holding de la famille Berlusconi et est présidée par la fille du «Cavaliere», Marina.

- Le frère de cette dernière, Pier Silvio, est quant à lui vice-président du groupe Mediaset.

- Fin octobre, un tribunal italien s'est déjà réuni à huis clos pour décider d'une éventuelle inculpation du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et de treize autres personnes pour une affaire de fraude touchant Mediaset. Les audiences ont été ajournées au 7 novembre.

Fin de l'infobox


Liens

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.