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Les criminels téléphonent toujours anonymement

Les dealers de drogue sont les criminels qui se cachent le plus souvent derrière un téléphone mobile.

(Keystone)

L'obligation de s'enregistrer pour les acheteurs de cartes téléphoniques à prépaiement n'empêche nullement les criminels de téléphoner anonymement et en toute impunité.

Il n'existe pas de statistique nationale sur la question. Mais rien qu'en ville de Zurich, la police est tombée l'an dernier sur 17'000 cas où celui qui téléphonait n'était pas l'acheteur enregistré.

Dans le cadre de ses enquêtes, la police de Zurich tombe toujours plus souvent sur des téléphones portables dont l'enregistrement est faux. «Notre travail s'en trouve compliqué», explique Susann Birrer, cheffe de l'information à la police municipale, confirmant un article de l'hebdomadaire dominical alémanique 'NZZ am Sonntag'.

Les criminels peuvent en effet téléphoner sans être identifiés. Et toutes les polices du pays savent que les dealers de drogue téléphonent beaucoup et sont rarement identifiés.

«Ce chiffre de 17'000 faux enregistrements doit toutefois être mis en lien avec les près de 3 millions de cartes à prépaiement en circulation dans le pays, tempère Susann Birrer. Et derrière ces 17'000 annonces trompeuses ne se cachent pas 17'000 criminels».

La cheffe de l'information de la police zurichoise pointe aussi du doigt le comportement de certains activistes politiques: «ceux-ci achètent en leur nom plusieurs cartes et les donnent à des tiers. Par exemple à des personnes qui ne peuvent pas en acheter parce qu'elles n'ont pas de papiers d'identité».

Mesure peu efficace

Après les attentats du 11 septembre, les enquêtes avaient révélé que certains terroristes d'Al-Qaïda avaient utilisé des numéros de téléphone correspondant à des cartes SIM prépayées achetées en Suisse.

Dès lors, Berne oblige depuis 2004 les acheteurs de ces cartes à se faire enregistrer, en présentant une pièce d'identité. Mais la mesure reste peu efficace. Il est en effet possible d'acheter à son nom autant de cartes que l'on veut et de les revendre ensuite en toute légalité. L'acquéreur de ces cartes 'de seconde main' n'a, quant à lui, pas l'obligation de s'enregistrer.

swissinfo et les agences

Faits

Près de 3 millions de cartes SIM à prépaiement sont en circulation en Suisse.
A fin 2005 (dernier chiffre disponible auprès de l'Office fédéral de la statistique), on comptait 6,8 millions d'utilisateurs de téléphones portables en Suisse.
Depuis, ce nombre a certainement augmenté et doit friser les 7 millions.

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La carte SIM

SIM pour 'Subscriber Identity Module' désigne une carte à puce pour téléphone mobile.

La carte SIM contient le code nécessaire à l'opérateur téléphonique pour identifier un mobile.

Elle garde en mémoire certaines données comme le numéro de téléphone, les répertoires, ou une partie des SMS.

La carte permet à l'utilisateur de changer de téléphone. Il lui suffit de la retirer d'un mobile et de la placer dans un autre.

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Liens

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