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Les défis du nouveau directeur de l'ASB

Urs Roth est le futur président de l'Association suisse des banquiers. (photo: ASB)

L´ambassadeur Borer était sur les rangs. Mais c´est finalement Urs Roth, un homme de l´UBS, qui a été choisi pour prendre la tête du comité exécutif de l´Association suisse des banquiers (ASB). Un gros défi l´attend: la défense du secret bancaire.

Thomas Borer restera donc le représentant de la Suisse à Berlin. Ils étaient pourtant nombreux, depuis quelques semaines, à imaginer celui qui a dirigé la contre-offensive de la Confédération durant l'affaire des fonds en déshérence, devenir l'ambassadeur de la place financière suisse.

Le candidat Borer a bien été entendu par l'ASB, mais les banquiers lui ont préféré l'un des leurs. C'est donc Urs Roth, 53 ans, juriste en chef de l'UBS, qui succédera au début de l'année prochaine à Niklaus Blattner, nommé à la direction de la Banque nationale suisse.

Un homme du sérail, donc, qui va devoir faire face à une série de défis. Sur le plan intérieur, tout d'abord, notamment sur le plan juridique et fiscal. «Je pense notamment à la nécessaire réforme des droits de timbre et, de manière générale, de l'attractivité fiscale de la place financière suisse», précise Michel Dérobert, secrétaire général de l'Association des banquiers privés suisses.

Mais les dossiers les plus pressants ce sont peut être ceux qui concernent les relations de la Suisse avec l'extérieur. A preuve l'accord auquel sont parvenus lundi les membres de l'Union européenne sur une harmonisation de la fiscalité de l'épargne. D'ores et déjà, le secret bancaire helvétique se retrouve sous pression. Et l'on peut imaginer qu'à terme des négociations s'ouvriront entre Berne et Bruxelles.

Ce sera donc à Urs Roth de monter au front. Michel Dérobert: «Les banquiers vont devoir soutenir très clairement leur position, en étant très transparents par rapport au gouvernement, et à la classe politique, à propos de ce qu'il veulent et de ce qu'ils ne veulent pas.»

Autre priorité pour le nouveau directeur del'ASB, toujours selon Michel Dérobert: convaincre, à l'extérieur, de la qualité de la réglementation suisse dans le la lutte contre le blanchiment. «Nous avons des dispositions qui sont pratiquement des modèles du genre et on a pas toujours l'impression que les gouvernements, les médias étrangers en sont conscients.»

Il faudra donc au nouveau directeur de l'ASB un solide talent de communicateur. Pourtant ce n'est visiblement pas le domaine dans lequel Urs Roth a le plus d'expérience. Alors a t-on choisi le bon numéro? Thomas Borer n'aurait-il pas fait mieux l'affaire?

Michel Dérobert a confiance dans la capacité du juriste de l'UBS à devenir un homme des médias. Mais il ajoute: «On ne peut pas avoir à la fois la personne qui connaît tous les dossiers par cœur et celle qui maîtrise la communication parfaitement.»

Pierre Gobet

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