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Les députés d'accord pour mieux financer les cerveaux

Le Parlement accepte un crédit de 21,3 milliards de francs pour la formation et la recherche.

(Keystone)

La formation et la recherche obtiendront de la Confédération 6% de fonds en plus en moyenne ces quatre prochaines années. Ainsi en a décidé la Chambre basse du parlement.

Favorable au départ à 8%, le Conseil national s'est rallié au Conseil des Etats. Le dossier retourne néanmoins vers ce dernier.

C'est dans un souci d'équilibre que la Chambre basse veut encourager la formation, la recherche et l'innovation (FRI). Elle a donc renoncé à se distinguer en allouant davantage de moyens aux hautes écoles spécialisées (HES) que la Chambre haute.

L'enveloppe adoptée jeudi s'élève à 21,3 milliards de francs, soit 108 millions de plus que la version adoptée en juin dernier par le Conseil des Etats, qui devra se saisir à nouveau de l'objet.

Après avoir opté en octobre dernier pour une croissance des crédits FRI de 8% par année, le Conseil national a revu ses ambitions à la baisse pour la période 2008-2011.

A l'instar du gouvernement et du Conseil des Etats, il opte pour 6%. Les nombreuses tentatives, traduites par 28 propositions de minorités, du camp rose-vert et de l'Union démocratique du centre (UDC / droite nationaliste) de porter le taux à respectivement 8% et 4,5% ont échoué.

Une motion de blocage des crédits de la socialiste Marina Carobbio Guscetti a été repoussée par 92 voix contre 53. Lors de la période 2004-2007, la croissance prévue de 6% avait été ramenée à 3% en raison de programmes d'économies.

Recherche et développement appliqués

Le geste le plus marqué voulu par la commission de la science, de l'éducation et de la culture était d'accroître de 200 millions de francs le soutien aux HES, le portant ainsi à près de 1,8 milliard de francs.

La création des HES, orientées vers la recherche et le développement appliqués, est la grande avancée en matière de formation de ces 15 dernières années, a souligné la socialiste Vreni Müller-Hemmi.

Les besoins existent, mais il est possible de «fixer des priorités dans les filières master et de faire jouer les synergies», a rétorqué la ministre de l'économie Doris Leuthard. Le supplément demandé a été refusé par 87 voix contre 74.

Un centre de toxicologie humaine appliquée

Concernant le crédit à la formation professionnelle, qui regroupe deux tiers de tous les jeunes en formation, les conseillers nationaux ont suivi leurs collègues des Etats en approuvant un montant de quelque 2,3 milliards de francs.

La gauche a vainement tenté d'y ajouter 116 millions. L'UDC n'a quant à elle pas réussi à retrancher près de 9 millions à l'Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle (IFFP), ex-Institut suisse de pédagogie professionnelle.

Le Conseil national a également donné son aval à la création d'un centre de toxicologie humaine appliquée, ce qui implique de débloquer 8 millions sur quatre ans.

swissinfo et les agences

En bref

Le 21 mai 2006, le peuple et les cantons ont accepté une modification de la Constitution en matière de formation.



Les cantons gardent leur compétence en matière d'éducation mais doivent harmoniser les principales conditions-cadre de leurs systèmes de formation respectifs.



Début juillet 2006, le Conseil fédéral (gouvernement) avait décidé de limiter à 4,5% l'augmentation des crédits pour la formation, la recherche et l'innovation (FRI) pour les années 2008-2011.



En septembre 2006, le Conseil des Etats (Chambre haute) avait approuvé une augmentation d'au moins 6%, le Conseil national (Chambre basse) se prononçant même pour 8%.



En octobre 2006, le Conseil fédéral a adapté à la hausse son plan financier: les dépenses FRI doivent augmenter en 2008-2011 de 6% par année au lieu de 4,5%.

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