Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Les Euroturbos unissent leur force

Un militant du NOMES lors d'une action de sensibilisation, le 14 février 2001.

(Keystone Archive)

Cent jours après l'échec de l'initiative «Oui à l'Europe!», le Nouveau Mouvement Européen Suisse (NOMES) reste convaincu de la nécessité d'une force pro-européenne musclée en Suisse. Samedi à Berne, il a ainsi accepté la fusion avec Renaissance Suisse Europe.

La fusion a été acceptée sans opposition. Les quelque 300 membres de Renaissance Suisse Europe (RSE) doivent encore donner leur accord mardi, à Lausanne.

Ensemble, les deux mouvements veulent faire perdurer en Suisse l'idéal de l'adhésion à l'Union européenne. Cette union doit créer des effets de synergie. Principalement en Suisse romande, où le NOMES connaît un certain affaiblissement.

Le résultat de l'initiative «Oui à l'Europe!» est alarmant. Mais il serait faux d'en dramatiser les effets, a déclaré le président du NOMES, le conseiller national Marc Suter (PRD/BE) qui a été réélu pour une période de deux ans.

C'est dans la manière de porter la flamme européenne que des choix tactiques devront être faits. Comme il est difficile de faire un pronostic sur la politique européenne de la Suisse après 2003 - trop de questions restant ouvertes comme l'issu des élections fédérales ou l'évolution de l'UE - le NOMES reste prudent.

Il veut demeurer un mouvement de résistance et de combat. Il saisira ainsi l'entrée en vigueur, dans six mois, de l'euro comme une occasion de souligner les inconvénients de l'«Alleingang».

Cela dit, il n'ira pas jusqu'à réaliser toutes ses transactions financières en euro comme le souhaitait la section valaisanne. Les pertes sur change seraient trop importantes et le NOMES n'est pas riche, a répondu Marc Suter.

Le NOMES tient aussi à garder la crédibilité acquise auprès des institutions afin de mener tout un travail d'information et d'argumentation. En particulier dans le cadre de la 2e ronde de négociations bilatérales (accords de Schengen et Dublin notamment).

Le mouvement entend également étendre son engagement à la prochaine campagne pour l'adhésion à l'ONU. Tout en étendant son rôle de lobbying, le NOMES devra aussi renforcer ses structures internes et trouver de nouveaux membres. Ils sont environ 6000 aujourd'hui.

Le mouvement devra enfin se refaire une santé financière: La campagne de l'initiative «Oui à l'Europe!» laisse une ardoise de quelque 100'000 francs sur un total de dépenses de 1,28 million. Cinquante mille francs seront ainsi amortis sur le prochain exercice budgétaire.

Démissionnaire après 50 ans passés dans le mouvement, le responsable financier Max A. Ambühl a justifié ce mauvais résultat par le fait que l'économie, les banques en particulier, habituels contributeurs du NOMES, ont renoncé à tous dons après le oui populaire aux accords bilatéraux, jugés suffisants.

swissinfo avec les agences

×