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Les footballeurs suisses au bout du monde

Les Féroés, des îles perdues au beau milieu de l’Atlantique Nord entre l’Islande et l’Ecosse.

(Keystone)

Samedi, l'équipe nationale helvétique rencontre les Iles Féroé pour le compte des éliminatoires de la Coupe du monde 2002. Pour éviter tout faux pas, il ne faut jamais sous-estimer son adversaire.

Les Iles Féroé n'ont perdu que par 1 à 0 devant la Russie, actuel leader de ce groupe 1 de qualification. Puis, menées au score, elles sont parvenues à égaliser contre la Slovénie 2 à 2. Et sur le Vieux Continent, elles sont venues battre le Luxembourg 2 à 0.

C'est dire si les footballeurs de ces îles perdues au beau milieu de l'Atlantique Nord entre l'Islande et l'Ecosse sont loin de n'être que des faire-valoir.

Reste qu'au match aller, à Zurich, la Suisse a battu les Iles Féroé par 5 buts à un. De quoi gonfler le capital confiance des troupes d'Enzo Trossero.

Mais derrière l'équipe des Iles Féroé, il y a une tête pensante: leur coach Allan Simonsen. Ce Danois de moins de 1,70 m n'a certes pas la stature de ses joueurs. Mais il a le sens inné du jeu.

Rappelez-vous, Allan Simonsen fut un très grand joueur. L'un des meilleurs avants européens dans les années 70. On l'avait beaucoup vu évoluer en Coupe d'Europe à la pointe de l'attaque du grand Borussia Möchengladbach.

Aujourd'hui, il ne court plus aussi vite, ne dribble et ne marque plus. Mais il fait profiter de toute son expérience internationale la modeste équipe nationale des Iles Féroé qui, avec lui, devient redoutable en certaines circonstances.

Sur ses terres, Féroé sera d'autant plus difficile à manœuvrer. Elle va jouer avec ses atouts que sont la force et l'engagement physiques de tous les instants. Un peu comme une équipe suisse de LNB face à une formation de LNA.

Dès lors, la grande question est comment va agir ou réagir la Suisse. Doit-elle répondre à la force physique de ces Vikings pour ne pas être assujettie et débordée? Ou, au contraire, doit-elle éviter les contacts d'homme à homme par le meilleur niveau technique dont est pourvu chacun de ses internationaux?

Reste qu'en cette fin de semaine, chaque journaliste suisse y va de sa plus belle plume poétique pour décrire cette autre planète que sont les Iles Féroé, où le jour n'a plus de fin (soleil de minuit).

Ces conditions particulières doivent désavantager n'importe quel adversaire en déplacement sur ces îles. A cela, s'ajoute un très long voyage de près de dix heures au total et, pour beaucoup d'internationaux, une saison interminable, à l'image de celle de Stéphane Henchoz à Liverpool.

Emmanuel Manzi


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