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Les frères ennemis se retrouvent à Lausanne

Mardi à Lausanne, Roger Federer et le capitaine Marc Rosser (à gauche) ont présenté l'équipe Suisse de Coupe Davis.

(Keystone)

De vendredi à dimanche, Roger Federer et l’équipe de Suisse de Coupe Davis affrontent la France pour le compte des quarts de finale de la compétition

Entre amour et haine, les deux nations vont se livrer le douzième duel fratricide de leur histoire.

Du fait même de sa situation géographique et de la multiplicité de ses cultures, la Suisse entretient des relations très particulières avec ses trois grands voisins que sont l’Allemagne, l’Italie et la France.

Pour les Romands, la référence «obligatoire» vient bien souvent de l’Hexagone. Les confrontations sportives face aux tricolores ont dès lors, pour eux, une saveur bien particulière.

En 2004, trois de ces moments intenses sont au programme. Le hasard à en effet voulu que les deux pays soient opposées lors des phases préliminaires des Mondiaux de hockey sur glace (25 avril à Prague) et de l’Eurofoot (21 juin à Coimbra).

Mais le premier rendez-vous concerne les quarts de finale de la Coupe Davis de tennis.

Après Toulouse… Lausanne



Une année presque jour pour jour après la dernière confrontation – 4 au 6 avril 2003 – les chemins des tennismen suisses et français se croisent à nouveau dans le cadre de la prestigieuse compétition par nations.

L’an dernier, l’équipe de Suisse emmenée par un Roger Federer au sommet de son art avait réussi l’impossible exploit de s’imposer au Zénith de Toulouse. Un succès retentissant, une revanche symbolique.

Car par le passé, seuls Jakob Hlasek et Marc Rosset avait réussi pareille prouesse. C’était en 1992, à Nîmes. Depuis 1923, les dix autres rendez-vous entre Suisses et Français ont tous été marqués du sceau tricolore.

Les douzièmes retrouvailles prévues cette fin de semaine dans l’antre de la patinoire de Malley – transformée en dix jours en halle de tennis – s’annoncent riches en émotion.

Ennemis ou amis?

Hors du court, les joueurs et les capitaines des deux camps se connaissent et s’apprécient. La plupart des Français – Arnaud Clément, Guy Forget et Nicolas Escudé notamment – habitent d’ailleurs dans les environs de Genève.

Sans oublier la présence dans le camp helvétique de George Deniau. Le technicien français a déjà remporté la Coupe Davis avec l’équipe de France mais a également mené l’équipe de Suisse à la finale de contre les USA et Marc Rosset à son titre olympique à Barcelone.

Une situation sur laquelle Arnaud Boetch, ancien numéro un du tennis français reconverti dans le monde de la finance à Genève et double vainqueur de la Coupe Davis, porte un regard amusé.

«Il arrive même que certains joueurs des deux équipes s’entraînent ensemble alors…»

Roger Federer et le «joker» Ivo Heuberger

Reste que les liens d’amitiés qui peuvent unir les protagonistes du rendez-vous du week-end seront oubliés dès les premiers échanges. Et une fois de plus, le sort de cette confrontation dépendra principalement de la qualité de jeu de Roger Federer.

Principal «responsable» du dernier succès suisse contre la France, véritable métronome de l’équipe et numéro un mondial, le Bâlois est capable de marquer, à lui seul, les trois points de la victoire. Soit en remportant ses deux simples et le double.

«Je suis prêt à 100% pour cette rencontre, explique Roger Federer. Je vais évoluer à Lausanne sur une surface qui me convient parfaitement. Et je suis impatient de me présenter en tant que numéro un mondial devant le public suisse.»

Au tour précédent contre la Roumanie le Rhénan avait été associé pour la première fois à son ami Yves Allegro en double. Les deux hommes avaient dû batailler ferme pour arracher un point important contre Andrei Pavel et Gabriel Trifu.

Samedi, face à la redoutable paire française, le défi sera tout autre. Le capitaine-joueur de l’équipe de Suisse, Marc Rosset aurait pu choisir de s'aligner comme lors de la dernière confrontation entre les deux nations.

Mais le capitaine-joueur de l'équipe de Suisse a finalement décidé de reconduire la même équipe qui s'était imposée à Bucarest.

En Roumanie toujours, Michel Kratochvil – reconnu comme le deuxième joueur suisse le plus expérimenté – n’avait une nouvelle fois pas répondu aux attentes placées en lui lors du simple.

Le Bernois n’a d’ailleurs pas remporté une seule rencontre depuis le premier tour des qualifications de l’Open de Marseille.

Raison pour laquelle, à Lausanne, Marc Rosset a joué la surprise en désignant Ivo Heuberger comme numéro 2 en simple derrière Roger Federer.

Ivo Heuberger affronte, vendredi, le n° 1 français Arnaud Clément. Mais c'est bel et bien Roger Federer qui ouvrira les feux de ce quart de finale contre Nicolas Escudé.

Stanislas Wawrinka, l’étoile montante du tennis suisse n'a pas été sélectionné. Le jeune Vaudois doit une fois de plus patienter.

C’est pourtant le champion junior de Roland-Garros qui possédait les meilleures cartes pour réussir un coup de poker contre les Français. Son tour viendra... bientôt peut-être.

swissinfo, Mathias Froidevaux

Faits

Dates: 9-11 avril 2004
Lieu: Patinoire de Malley, 6870 places
Surface: Opticourt (surface en dur)
Budget organisation: 2,5 millions
Bénéfices escomptés pour Swiss tennis: 500’000 francs

Fin de l'infobox

En bref

- L’équipe de Suisse de Coupe Davis affronte la France de vendredi à dimanche pour le compte des quarts de finale de la compétition.

Vendredi
- Roger Federer contre Nicolas Escudé
- Ivo Heuberger contre Arnaud Clément

Samedi
- Roger Federer-Yves Allegro contre Nicolas Escudé-Michael Llodra

Dimanche
- Roger Federer contre Arnaud Clément
- Ivo Heuberger contre Nicolas Escudé

Fin de l'infobox


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