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Les grands patrons continuent à s'enrichir

L'écart entre les hauts et les bas salaires dans les grandes entreprises suisses n'a cessé de croître l'an dernier, déplore la centrale syndicale Travail.Suisse. Insensibles à la conjoncture, les top managers s'octroient des augmentation de 10 à 20% et plus.

«Les managers évoluent dans un autre monde que les travailleurs moyens, dénonce Martin Flügel, qui présidera Travail.Suisse dès septembre. Leurs augmentations ne dépendent pas des prestations fournies».

La centrale syndicale a passé à la loupe les salaires de 28 grandes entreprises suisses. Depuis 2002, les salaires réels des travailleurs y ont augmenté de 2,8%, et les salaires minimaux de 5%. Dans le même temps, les salaires des membres de la direction ont explosé de quelque 80%.

Pour fustiger les abus les plus manifestes, Travail.Suisse publie la liste du «gang des requins», qui réunit les 55 managers de 12 entreprises dont le salaire est au moins cent fois supérieur au salaire le plus bas de leur entreprise.

A ce palmarès, c'est Daniel Vasella, patron du géant pharmaceutique Novartis, qui arrive en tête. Avec sa rémunération de près de 35 millions de francs en 2007, il a gagné 643 fois plus que le moins bien payé de ses employés.

Pour contrer ces abus, Martin Flügel exige le retour à des salaires fixes pour les dirigeants et un représentant des travailleurs au sein du conseil d'administration. Le futur président de Travail.Suisse rejette en outre tout cadeau fiscal accordé aux managers.

Et selon lui, l'initiative déposée par un petit patron alémanique contre les rémunérations abusives va aussi dans la bonne direction.


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