Les négociations sur la paix en Colombie dans l'impasse

Antonio Garcia, chef militaire de l'Armée de libération nationale (ELN) face à la presse. Keystone

Après deux jours de négociations à Genève sous les auspices de la Suisse, les négociations entre gouvernement colombien et guérilla guévariste de l’ELN piétinent. Les parties ont estimé que d'autres réunions étaient nécessaire pour aboutir.

Ce contenu a été publié le 25 juillet 2000 - 09:48

Dans le communiqué final commun, les trois parties ont déclaré que les combats actuels en Colombie ont «des conséquences tellement graves» qu'ils demandent aux «pays amis» (France, Cuba, Espagne, Norvège, Suisse) d'aider à sauver le processus de paix.

En effet, l'offensive menée depuis vendredi par les paramilitaires d’extrême-droite contre les bastions de l'Armée de libération nationale a bloqué les discussions. L'ELN a demandé au gouvernement colombien de stopper l'offensive, ce que Bogota n’a pu promettre, l'armée n'étant, selon lui, pas impliquée dans ces attaques.

En conséquence, l'ELN a refusé d'entrer en matière sur les appels à un cessez-le-feu, au respect du droit humanitaire international et à la libération de ses otages.

La proposition de l'ELN de créer une zone démilitarisée au nord de Bogota afin de permettre la tenue d’une conférence de réconciliation nationale s'est heurtée en outre à de nombreuses oppositions de la part de groupes de la société civile associés aux négociations de Genève.

Cependant, toujours dans leur communiqué final, les parties ont jugé «indispensable» la réalisation de cette «convention nationale» en présence de la société civile et réaffirmé leur volonté d'une solution politique négociée.

Malgré cette négociation qualifiée de «difficile» par le chef militaire de l'ELN, Antonio Garcia s'est cependant félicité que l'objectif de la guérilla de «présenter une proposition de convention nationale» ait été atteint. «Nous voulions nous faire entendre et nous y sommes arrivés», a-t-il ajouté.

Les parties ont par ailleurs exprimé leur volonté commune de souscrire à un accord pour le respect en Colombie des normes du droit humanitaire international.

swissinfo avec les agences

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