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Les ONG expriment leurs frustrations

Vue de la session plénière du SMSI, jeudi à Genève.

(Keystone)

La société civile présente au SMSI a publié sa propre déclaration. Elle souligne ainsi les limites du partenariat promis par l’ONU.

Ces associations - dont les ONG suisses – estiment que leurs propositions ont été largement ignorées par les Etats.

«La déclaration et le plan d’action adoptés par les gouvernements ne constituent qu’un minimum. Nous attendions beaucoup plus de ce sommet», juge Wolfgang Kleinwaechter.

«Notre propre déclaration, poursuit ce représentant de la société civile, offre par contre une véritable vision centrée sur les besoins des êtres humains et des sociétés».

Ce texte énumère, en tous cas, les principales propositions lancées par le milieu des ONG. Et cela depuis qu’elles participent à la préparation du Sommet.

Mais voilà, ces idées ont été le plus souvent rejetées par les délégations gouvernementales. C’est le cas, par exemple, de la promotion des logiciels libres fortement combattue par le secteur privé.

Des avancées insuffisantes

Les ONG saluent tout de même un aspect capital de la déclaration officielle du sommet. Ce document se réfère explicitement à la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies.

«Mais cette concession maintient simplement un statu quo. Elle ne constitue aucunement une avancée», estime Wolfgang Kleinwaechter.

Chantal Peyer, elle, pointe un progrès en matière de liberté de la presse.

«La déclaration des Etats souligne l’importance de la diversité des médias, remarque la représentante de Pain pour le Prochain. Ce rappel n’est pas négligeable, vu le processus de concentration que connaît ce secteur».

En revanche, la déléguée de l’ONG suisse regrette que le fonds de solidarité numérique proposé par le Sénégal n’ait pas été repris par les pays du Nord.

«Les ressources actuellement disponibles sont largement insuffisantes», affirme Chantal Peyer qui est également membre de la délégation suisse au sommet.

Pour autant, les ONG ne rejettent pas le partenariat engagé avec les Etats et le secteur privé, à l’occasion de ce sommet et de ces préparatifs.

Un statut consultatif

«Mais nous sommes loin de négociations tripartites. Ce sommet offre seulement une forme plus large de consultation des ONG», précise Chantal Peyer.

La militante salue tout de même son intégration à la délégation suisse, ainsi que celle de deux représentants des syndicats.

Une chose est sûre. La poursuite de ce partenariat initié par le SMSI dépend de ses retombées effectives pour les plus pauvres.

C’est en tout cas le point de vue défendu jeudi par le ministre suisse des Communications.

«Nous serons jugés à l’aune de nos réalisations. Sans elles, la solidarité n’est qu’un mot, l’égalité des chances une vue de l’esprit», a averti Moritz Leuenberger lors de la réunion plénière du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI).

Et le ministre de conclure: «Nous n’avons fait que les premiers pas vers une société de l’information meilleure et plus juste. Le chemin est encore long et il sera semé d’embûches».

swissinfo, Frédéric Burnand, Genève


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