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Les paradis fiscaux aiment toujours la Suisse

Les Iles Vierges sont les meilleurs clients des banques. Paris et Londres semblent largués. Un constat établi par des consultants britanniques.

Ce contenu a été publié le 09 janvier 2002 - 16:27

Secret bancaire oblige: les banques ne communiquent pas sur l'argent détenu dans leurs coffres. A peine laissent-elles entendre qu'elles détiendraient 3500 milliards de francs, soit presque le tiers de la fortune offshore du monde. Mais d'où viennent les sous? Des pays voisins, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie.

Paris, Londres dépassés

C'était vrai dans les années 90. C'est un petit peu moins exact, du moins selon Swissmoney Research, dont les études fleurissent sur l'Internet. Si l'Europe occidentale tient toujours la tête, avec 30 % des dépôts fiduciaires, individuellement, Paris, Londres ou Rome sont dépassés par des confettis comme les Iles Vierges, les Caïmans, les Bahamas ou Panama.

23 % de l'argent géré par les banquiers suisses proviendrait de la Caraïbe, 15 % du Moyen-Orient, 8 % d'Amérique latine, 6 % d'Asie. Il ne reste plus grand chose pour l'Amérique du Nord.

Faut-il en conclure que les investisseurs européens préfèrent d'abord passer par un paradis fiscal avant de placer leurs économies en Suisse? Il est bien évidemment que les 30 milliards de francs provenant des Iles Vierges ne sont pas la conséquence d'un boom économique de ce pays.

Les Iraniens en bonne position

Swissmoney Research ne fournit bien évidemment pas ses méthodes d'investigations pour obtenir des chiffres aussi précis. Le cabinet raconte qu'un pays comme le Kazakhstan place plus d'un quart de sa masse monétaire dans la Confédération (soit 530 milliards de dollars l'année dernière, contre seulement un milliard de dollars en 1992).

Parmi les pays les plus pauvres, mais les plus attirés par le secret bancaire helvétique, on trouverait la Zambie, le Vietnam, l'Erythrée, l'Albanie, la Sierra Leone et le Bénin.

Enfin, Swissmoney Research croit savoir que les Iraniens détiennent 813 milliards de francs dans les banques zurichoises ou genevoises, les Libyens, 536 milliards, les Irakiens, 95 milliards, et les Nord-Coréens, 17 milliards.

Le seul problème dans ce genre d'études, qui ne peuvent relever que d'estimations, c'est que personne ne dément.

Ian Hamel

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