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Les priorités politiques d'economiesuisse

Rudolf Ramsauer, directeur d'economiesuisse.

(Keystone)

La Fédération des entreprises suisses lance la campagne pour l’acceptation du paquet fiscal, en votation en 2004.

Quant au futur gouvernement, la Fédération espère qu’il saura assainir les finances et faire accepter l’élargissement de l’UE.

La conférence de presse «situation conjoncturelle et perspectives économiques pour 2004» tenue jeudi à Zurich par economiesuisse, la Fédération des entreprises du pays, a attiré de nombreux journalistes.

Mais l’assistance attendait manifestement autre chose que des pronostics économiques.

La question a fini par surgir: economiesuisse soutient-elle la candidature de Christoph Blocher, leader de l’Union démocratique du centre (UDC/droite dure), au Conseil fédéral (gouvernement) le 10 décembre prochain?

Le directeur d’economiesuisse Rudolf Ramsauer est resté prudent: «Nous avons dit le soir même des élections fédérales que nous soutenions la revendication d’un deuxième siège UDC. Mais nous ne nous prononçons pas sur des noms de personnes.»

«Entrepreneur talentueux»

Il a cependant enchaîné: «Il est clair que Christoph Blocher, entrepreneur talentueux, pourrait faire bouger les choses.»

En Suisse alémanique, les milieux économiques considèrent depuis plusieurs années l’UDC comme un parti «ami»: ils partagent les mêmes exigences de diminution de la fiscalité et de baisse drastique des dépenses étatiques.

Leurs relations butent cependant sur une pierre d’achoppement: pour economiesuisse, l’acceptation de l’adaptation des bilatérales I, suite à l’élargissement de l’Union européenne (UE) à l’Est, est une nécessité vitale.

«Conséquences graves»

«En cas de référendum et de rejet, l’UE pourrait résilier les accords déjà en vigueur, ce qui serait très grave pour l’économie suisse», a averti Rudolf Ramsauer.

Le directeur a rappelé quelques uns des avantages apportés par les bilatérales I: facilités à l’exportation, standards techniques ou encore libre-circulation des personnes.

«Le bilatéralisme avec l’UE est notre seule voie. Nous n’avons pas de solution de rechange», a ajouté le directeur.

economiesuisse est convaincue que l’UDC «n’a pas dit son dernier mot» sur l’élargissement de l’UE à l’Est.

Priorités pour la prochaine législature

Indépendamment des résultats du 10 décembre, economiesuisse a formulé ses priorités politiques pour la prochaine législature qui s’ouvrira en décembre précisément.

L’acceptation du paquet fiscal, contre lequel a abouti un double référendum (cantons et écologistes) est la première de ces priorités.

«Dans aucun autre Etat industriel, la charge fiscale n’a augmenté autant qu’en Suisse», a déclaré Rudolf Ramsauer, avec, pour résultat, une «perte de compétitivité de nos entreprises et une charge croissante pour les citoyens.»

Selon economiesuisse, la quote-part fiscale en Suisse (part des impôts et des cotisations sociales dans le PIB) a progressé de 5,1% en Suisse entre 1990 et 2000, contre +2,1% dans l’Union européenne. En Suisse, elle s’élevait à 35,7% en 2000.

Assainissement urgent

Deuxième priorité: l’assainissement des finances fédérales. economiesuisse soutient le deuxième paquet prévu par le Conseil fédéral.

«Même avec un deuxième paquet d’allègements, les dépenses publiques continueront à augmenter de 10%, de 50 à 55 milliards par an, ces quatre prochaines années», a expliqué le directeur.

Enfin, la fédération insiste sur la nécessité de supprimer la double imposition des bénéfices des sociétés et de renforcer la loi sur le marché intérieur.

L’ouverture des marchés d’infrastructures, qui génèrent des coûts trop élevés actuellement, selon économiesuisse, doit aussi être remise en chantier (électricité, poste, chemins de fer).

Autres voies que l’OMC

Sur l’Organisation mondiale du commerce (OMC), economiesuisse craint que l’échec de Cancun porte un coup grave à la crédibilité de l’organisation. «Il faut réfléchir à d’autres solutions, estime la fédération, par exemple des accords de libre-échange avec certains pays.»

Quant aux prévisions économiques, la fédération table sur une lente reprise de la conjoncture. Après un recul du PIB estimé à 0,3% en 2003, elle s’attend à une croissance nationale entre 1,2 et 1,8% en 2004.

economiesuisse rappelle que la Suisse arrive bonne dernière des pays industrialisés pour la croissance du PIB entre 1991 et 2001.

Les Etats-Unis sont en deuxième position avec un peu moins de 4%. L’Irlande est première de classe avec près de 8% de croissance.

swissinfo, Ariane Gigon Bormann, Zurich

En bref

- Selon economiesuisse, la quote-part fiscale en Suisse a progressé de 5,1% en Suisse entre 1990 et 2000, contre +2,1% dans l’Union européenne.

- En Suisse, la quote-part fiscale s’élevait à 35,7% en 2000.

- Avec un deuxième paquet d’allègements budgétaires, les dépenses fédérales augmenteront de 10%, de 50 à 55 milliards par an, ces quatre prochaines années, au lieu de 20% sans programme d’économies.

- economiesuisse table sur une croissance nationale entre 1,2 et 1,8% en 2004.

- La Suisse arrive bonne dernière des pays industrialisés pour la croissance du PIB entre 1991 et 2001.

- Les Etats-Unis sont en deuxième position avec un peu moins de 4%. L’Irlande est première de classe avec près de 8% de croissance.

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