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Les prix du beurre et du fromage à la hausse

Moins soutenue par les pouvoirs publics, l'économie laitière peine à faire son beurre.

(Keystone Archive)

Le beurre et le fromage coûteront plus cher à partir du 1er mai prochain. C'est ce qu'a annoncé mercredi Samuel Luethi, directeur de la Fédération des producteurs suisses de lait (PSL). Ces hausses sont principalement dues au démantèlement des aides publiques.

L'an dernier, le volume de lait commercialisé a atteint 3,2 millions de tonnes, ce qui constitue un record absolu. Avec 146 000 tonnes, la production de fromage a elle aussi atteint un record, alors que celle de beurre a baissé de 0,9% à 36 900 tonnes.

«Les conditions générales actuelles sont bonnes pour l'écoulement du lait: les prix sont plutôt corrects sur les marchés étrangers, le climat de consommation est positif, les revenus sont à la hausse et la retenue des consommateurs face à la viande profite à la vente des produits laitiers», a expliqué mercredi Samuel Luethi devant l'Assemblée des délégués de la PSL.

Toutefois, le démantèlement des aides publiques aura pour conséquence des hausses de prix à la consommation à partir du 1er mai prochain. Ainsi, le beurre sera plus cher de 80 centimes à un franc par kilo.

Diverses variétés de fromage n'échapperont pas à une hausse de prix sur le marché suisse. De même, des augmentations seront inéluctables pour la poudre de lait et pour la crème entrant dans la composition des glaces. A l'exportation, le gruyère coûtera jusqu'à un franc plus cher le kilo alors que l'emmental augmentera de 60 centimes.

Malgré cette dynamique positive, l'économie laitière helvétique va être confrontée à une concurrence encore plus vive lors l'entrée en vigueur des accords bilatéraux. «Dans cette perspective, il est important de se réunir derrière la même bannière et d'occuper subito presto les gondoles des centres commerciaux», selon Josef Kuehne, président de la PSL.

De même, contrairement à ce qu'affirment les autorités, la situation économique reste tendue dans l'agriculture. En effet, selon la PSL, «on ne peut pas parler de situation normale quand seul un tiers des exploitations parviennent à obtenir un revenu comparable à celui du reste de la population active ».

Les exploitations qui se vouent à la production laitière sont d'autant plus vulnérables qu'elles offrent la plus mauvaise rémunération du travail et du capital.

Pour l'an prochain, la PSL demande aux autorités une amélioration de la transparence en matière de déclaration d'origine et lors des contrôles de qualité. «Nous gagnerons avec des produits naturels de très haute qualité, mais pas en les vendant à vil prix!», a souligné Josef Kuehne, président de la PSL.

En outre, la PSL souhaite que les montants alloués par la Confédération pour le soutien de la production et de l'écoulement ne soient pas réduits au-delà des chiffres arrêtés par le Parlement et que le prix-cible du lait soit maintenu pour l'année prochaine.

Enfin, la PSL demande que la politique en matière de paiements directs soit revue avant 2004 afin que le travail des exploitations soit mieux rémunéré.

swissinfo avec les agences

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