Les Radicaux pour une réforme de l'éducation

Le président du Parti radical Fulvio Pelli a été entendu lors de la réunion des délégués du parti à Glaris. Keystone

Le Parti radical (PRD / droite) prend position en faveur de l'école dès quatre ans et du retour des notes dans tous les degrés scolaires.

Ce contenu a été publié le 02 avril 2006 - 14:30

Réunis en assemblée à Glaris, les délégués du parti se sont également prononcés en faveur de l'introduction aussi rapide que possible de l'enseignement des langues étrangères.

Durant l'année écoulée, «le PRD a connu rien de moins qu'une révolution culturelle», a indiqué ce week-end le président des Radicaux Fulvio Pelli lors de l'assemblée des délégués de son parti.

«Nous avons affirmé les valeurs libérales et gagné en lisibilité», a ajouté le Tessinois en rappelant la stratégie que le parti veut mettre en œuvre d'ici aux élections fédérales de 2007.

Le PRD doit être plus sensible aux soucis de la population, mais seuls des actes lui permettront de regagner des voix face aux Verts et à l'Union démocratique du centre (UDC / droite dure).

Fulvio Pelli a donc invité les délégués à accepter les projets d'une «Suisse de l'intelligence», un des quatre piliers de cette stratégie, puis à les mettre en œuvre. «L'école devra figurer tout en haut de l'agenda radical, dans tous les cantons.»

Une unanimité sans surprise

Les délégués ont approuvé à l'unanimité l'article constitutionnel sur la formation. Celui-ci vise à poser des fondements uniformes et à assurer la qualité du système suisse de formation.

Il s'agit notamment d'harmoniser l'âge de l'entrée à l'école et la reconnaissance des titres. Les nouvelles dispositions doivent en outre renforcer la formation professionnelle, coordonner la politique des hautes écoles et promouvoir la recherche. Peuple et cantons se prononceront sur ce sujet le 21 mai prochain.

Les quelques 200 délégués ont aussi suivi leur président en adoptant six projets demandant la scolarisation des enfants dès quatre ans révolus, le retour des notes dans tous les degrés, l'affectation de plus de moyens aux enseignants, l'égalité des chances au début de l'école (maîtrise de la langue locale) et un encouragement individualisé.

Concernant l'enseignement des langues étrangères au primaire, les délégués ont décidé d'offrir la possibilité d'apprendre par immersion mais ont rejeté la proposition plus générale de limiter l'enseignement à un seul idiome au primaire, quel qu'il soit. Le PRD veut que les jeunes soient trilingues en quittant l´école obligatoire.

Projet d'une Fondation pour la recherche

Les délégués ont également approuvé le projet d'une Fondation pour la recherche, qui permettrait à la Suisse d'investir dans le capital humain et de disposer de spécialistes reconnus. Le PRD compte sur une participation financière significative de Berne pour sa création.

Ce projet s'articule autour de sites libres, comme l'ex-aéroport militaire de Dübendorf dans le canton de Zurich. Mis à disposition ou offerts par la Confédération, ces terrains seraient destinés à la formation ou la recherche.

Et en cas de vente, l'argent irait à la recherche. La fondation devrait aussi créer des réserves stratégiques de sites pour permettre l'implantation en Suisse de gros projets industriels.

A noter que les délégués radicaux n'ont pas abordé le dossier Marina Masoni. Accidentée depuis début mars et mise en cause dans le «fiscogate» tessinois – elle s'est fait retirer la responsabilité du fisc par ses collègues du gouvernement tessinois – l'actuelle vice-présidente du Parti radical n'était pas présente à Glaris.

swissinfo et les agences

En bref

Avec les démocrates du centre, les démocrates-chrétiens et les socialistes, les radicaux se partagent les sièges du gouvernement fédéral.

Le Parti radical puise ses racines dans le mouvement libéral du début du 19ème siècle.

Le Parti radical doit faire face à une érosion constante de ses effectifs depuis 1979, qu'il s'agisse du niveau fédéral, cantonal ou communal.

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