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Même si la FINMA a dû davantage lutter contre le blanchiment d'argent l'an dernier, la plupart des établissements se comportent correctement, estime son président Thomas Bauer (archives).

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

L'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) a traité nettement plus de cas liés au blanchiment d'argent en 2016. Son président Thomas Bauer explique principalement cette hausse par le fait que les banques se tournent davantage vers les pays émergents.

"Les banques accueillent dès lors un nombre croissant de clients dont elles connaissent moins bien l'environnement que leurs marchés traditionnels", relève le président de la FINMA, dans une interview accordée au Matin Dimanche. Les risques liés aux clients des pays émergents ont nettement augmenté.

"Les deux gros scandales qui nous ont occupés ces dernières années provenaient ainsi de Malaisie et du Brésil", indique le Bâlois. Ce dernier souligne que la plupart des procédures d'enforcement (application du droit de surveillance) menées et les sanctions prononcées dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d'argent l'an dernier y sont liées.

Le président de la FINMA observe tout de même une vigilance croissante aux questions de blanchiment d'argent de la part des établissements bancaires, "car ils savent qu'ils sont surveillés de près". "Néanmoins, des cas de corruption d'ampleur internationale, comme 1MDB ou Petrobras, jettent un éclairage négatif sur l'ensemble de la place financière suisse", relève-t-il.

Thomas Bauer estime toutefois que la conscience du risque est désormais implantée. "Et la plupart des établissements se comportent correctement".

Différents facteurs

Par ailleurs interrogé sur la régulation et les coûts qu'elle entraîne, M. Bauer réfute toute responsabilité de la FINMA dans la disparition de banques, au nombre de douze en 2016. Selon lui, le fait qu'un établissement doive évoluer dans un environnement bien plus exigeant qu'il y a dix ans s'explique par différents facteurs.

Et de citer notamment la faiblesse persistance des taux d'intérêt, les changements affectant la gestion de fortune transfrontalière, les évolutions technologiques, ou certaines incertitudes politiques.

Suite à la crise financière, la réglementation de toutes les places financières s'est densifiée et la Suisse ne fait pas exception. "Cependant, sa réglementation, si on la compare à celles de l'Union européenne, de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, reste mince", souligne-t-il.

En guise de conclusion, le président de la FINMA rappelle que 85% de la réglementation est induite par le législateur ou par des dispositions internationales. "Nous ne passons pas notre temps à élaborer de nouvelles circulaires".

ATS