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Les séquelles de la canicule de l'été dernier

Dans le canton de Vaud, la Broye était asséchée, en juillet 2003.

(Keystone)

Un an après, nombre de rivières suisses n’ont toujours pas retrouvé leur débit normal.

En collaboration avec MétéoSuisse, deux offices fédéraux ont publié lundi un bilan global sur les conséquences de la canicule historique de l'été 2003.

La faune aquatique a beaucoup souffert de ces conditions météorologiques exceptionnelles, selon un rapport publié lundi par l'Office fédéral de l'environnement, l'Office fédéral des eaux et de la géologie et MétéoSuisse.

Au cours de l’été, 12’000 poissons environ ont été transférés dans des tronçons de rivières où le débit était suffisant.

Hécatombe dans les rivières



Quelque 85’000 poissons ont été retrouvés morts. Mais les pertes réelles sont sans doute plus importantes, selon les experts. L’événement le plus marquant a été la mort en masse de plus de 50’000 ombres dans le Rhin, en aval du lac de Constance.

Dans les zones alluviales et les marais, la faune et la flore ont moins souffert. En revanche, la chaleur et la sécheresse ont eu des conséquences inattendues: l'apparition de méduses d'eau douce dans le lac de Neuchâtel ou de tournesols et de plants de tomates dans le lit de la Thur, près du lac de Constance.

Fonte des glaciers

En haute montagne, la chaleur persistante a fait fondre plus de neige et de glace que d'habitude. Les glaciers ont ainsi perdu quatre fois plus de leur masse en 2003 que les années précédentes.

Conséquence directe: les cours d'eau avec un bassin versant de haute montagne ont drainé une quantité d'eau exceptionnelle.

Du côté des grands lacs, la sécheresse ne s'est pas manifestée partout de la même manière. Le Lac Majeur et celui de Zurich mis à part, le niveau d'eau a pu être plus ou moins maintenu dans les lacs régularisés, comme les lacs de Constance ou de Walenstadt.

La qualité de l'eau et l'approvisionnement en eau n'ont été touchés que localement. Il n'y a pas eu de hausse de l'activité bactérienne ou de concentration de composants chimiques, ni de problèmes d'hygiène particuliers pour la baignade, note le rapport.

Durant l’été, des conflits d'intérêts sont apparus entre la protection des eaux et l’irrigation des cultures menacées par la sécheresse.

Pour garder un niveau minimum dans les cours d'eau, il a fallu limiter, voire interdire, d’arroser les champs. Quelques pompages illégaux ont été enregistrés, mais les mesures ont été efficaces: peu de rivières et ruisseaux se sont taris.

Le débit reste faible

Le niveau des nappes phréatiques était presque revenu à la normale au début du mois d'août. Le débit des rivières en Suisse romande et au Tessin est encore inégal en raison des faibles précipitations durant le premier semestre de l'année 2004.

En conclusion, les experts jugent qu'il n'est pas nécessaire de modifier la législation fédérale. Par contre, ils estiment indispensable de poursuivre les efforts à long terme en matière de protection du climat, car les événements extrêmes vont se multiplier à l'avenir.

swissinfo et les agences

Faits

En août 2003, le mercure a affiché un record à Grono, dans les Grisons: 41,5 degrés.
Il a dépassé de 2,5 degrés le précédent record enregistré en 1952, à Bâle.

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En bref

Bilan de la canicule de 2003:

- Les glaciers ont fondu quatre fois plus que les autres étés, faisant monter le niveau des rivières alpines.

- Dans le Jura et sur le Plateau, les cours d’eau se sont asséchés.

- La baisse des débits et la hausse de la température de l’eau ont provoqué la mort de dizaines de milliers de poissons.

- La qualité de l’eau n’a pas souffert.

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