Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Les Suisses kidnappés au Yémen sont libres

Le renforcement des contrôles de sécurité au Yémen n'évite pas les enlèvements.

(Keystone)

Les deux touristes suisses enlevés lundi au Yémen par le chef d'une tribu locale ont été relâchés mardi. Le gouvernement suisse et le ravisseur confirment.

Les ex-otages sont tous les deux en bonne santé, précise le ministère suisse des Affaires étrangères. Qui appelle les voyageurs à redoubler de prudence lors d'un séjour dans ce pays.

Le Département (ministère) fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé mardi matin la libération du couple de touristes suisses enlevé la veille au Yémen.

Cette libération avait été annoncée un peu plus tôt par des sources officielles yéménites et par le chef des ravisseurs, un groupe tribal.

La libération est intervenue mardi dans la matinée, précise le DFAE dans un communiqué. «Nos deux ressortissants sont sains et saufs, comme ils l'ont dit lors d'un entretien téléphonique avec l'ambassadeur de Suisse à Riyad, Dominik Alder», ajoute le texte.

Les deux citoyens helvétiques «n'ont pas été maltraités et ils se remettent maintenant de leur émotions», relève le communiqué.

Et le DFAE de poursuivre: «La Suisse remercie les autorités de la République du Yémen de leur collaboration, qui a facilité cette heureuse issue».

«Les deux Suisses sont toujours au Yémen, précise encore le porte-parole du DFAE Jean-Philippe Jeannerat. Maintenant, ils se reposent. Ils pourraient continuer leur voyage au Yémen, mais c'est à eux de décider.»

Une promesse des autorités

Le chef tribal yéménite Hassan Mohammed qui avait enlevé les deux touristes a confirmé leur libération mardi matin a swissinfo.

Il a expliqué avoir relâché ses otages après avoir obtenu de la part des autorités yéménites la promesse qu'elles examineraient le cas de son frère, emprisonné pour le vol présumé d'une voiture.

«Le problème a été résolu grâce à la médiation du cheik Maarib. J'ai remis les touristes aux médiateurs il y a une heure et ceux-ci les conduiront au gouverneur de Maarib», a indiqué mardi (09h45) le chef tribal à swissinfo.

Sur place, cette double libération a également été confirmée par les autorités yéménites.

Des otages bien traités

Les deux Suisses – un couple – voyageait dans la province de Maarib dans le cadre d'un voyage organisé. Ils avaient été enlevés avec un Yéménite qui leur servait de guide et de traducteur.

Contactés par swissinfo, les deux Suisses avaient indiqué être bien traités. Quant àleur guide, il avait qualifié les preneurs d'otages de «bons et... accueillants».

Egalement joint pas swissinfo, le kidnappeur avait de son côté indiqué que «rien n'arriverait aux otages». A condition toutefois, que les autorités yéménites ne passent pas à l'attaque.

Une zone dangereuse

Pour les deux touristes suisses, l'enlèvement se termine donc bien et rapidement. Il convient toutefois de rappeler que le Yémen reste une zone à risques, le pays étant toujours en proie à de vives tensions entres tribus.

Des touristes sont fréquemment enlevés par des groupes armés (plus de 200 entre 1991 et 2001). La situation est d'autant plus délicate que le gouvernement central n'a pas vraiment le contrôle sur plusieurs régions du pays.

Dans la plupart des cas, les touristes enlevés sont cependant relâchés sains et saufs au terme de négociations.

swissinfo et les agences

En bref

- L'agence suisse de voyage Holiday Maker, où le couple a réservé son voyage, envoie chaque année entre 30 et 50 clients au Yémen.
- Le Département fédéral des Affaires étrangères recommande pourtant d'éviter les voyages au Yémen.
- Des touristes y sont en effet régulièrement enlevés pour obtenir des rançons ou la libération de prisonniers.
- Dans la plupart des cas cependant, ces enlèvements se terminent bien.

Fin de l'infobox


Liens

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.