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Les Suisses quittent Haïti

Depuis le début de l'insurrection le 5 février, Haïti est livré à l'anarchie.

(Keystone)

Face à l'aggravation de la situation en Haïti, la moitié de la colonie suisse a quitté l’île.

Dimanche matin, le président haïtien Jean Bertrand Aristide a cédé à la pression et a fui le pays pour se rendre en Afrique.

La communauté suisse, forte de 163 personnes, s'est considérablement réduite, indique dimanche le Ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE). La moitié de la colonie a quitté l’île.

Les autres Suisses inscrits sur les listes du Consulat général ont décidé de rester, précise le porte-parole du DFAE. «Nombre d'entre eux ont leurs racines en Haïti, étant soit doubles nationaux, soit mariés sur place.»

«Mais nous entretenons des liens étroits avec eux et échangeons des informations de manière intensive», ajoute Simon Hubacher.

La Suisse ne pourrait pas en l'état actuel évacuer ses ressortissants. Une opération concertée est toutefois envisageable, mais uniquement «en dernière extrémité», précise le DFAE.

Départ d’Aristide

Dimanche, des violences ont éclaté à Port-au-Prince, après le départ de Jean Bertrand Aristide.

Confronté à une insurrection armée aux portes de la capitale et à une pression internationale, le président haïtien a pris le chemin de l'exile tôt dimanche matin et officiellement démissionné de son poste.

Dans une lettre lue par son Premier ministre, Jean Bertrand Aristide déclare: «La Constitution ne devrait pas être noyée dans le sang du peuple haïtien (...) Si ma démission peut prévenir un massacre, j'accepte de partir».

Dimanche après-midi, le président de la Cour suprême de Haïti, Boniface Alexandre, a annoncé qu'il assurait l'intérim de la présidence.

Satisfaction internationale

Les Etats-Unis ont exprimé leur satisfaction et annoncé l'envoi de troupes internationales à Haïti.

Pour sa part, le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin a appelé à la fin des combats en Haïti et à la mise en place d'une aide humanitaire d'urgence.

La France avait été le premier pays à demander la démission du président haïtien dont elle a pointé du doigt la responsabilité dans la crise qui secoue le pays.

Plan de règlement de la crise

Peu après, l'un des dirigeants de l'opposition haïtienne, a affirmé qu'il n'y avait plus aucune raison de refuser le plan de réglement de la crise de la communauté internationale prévoyant l'envoi d'une force de sécurité en Haïti.

L'opposition avait rejeté en début de semaine le plan de réglement de la crise, proposé par les Etats-Unis, la France, le Canada, l'Organisation des Etats américains et la Caricom (communauté des pays de la Caraïbe), parce qu'il prévoyait un maintien du président Aristide à son poste.

swissinfo et les agences

En bref

- Jean Bertrand Aristide avait été le premier président librement élu en 200 ans d'indépendance de l'ancienne colonie française de huit millions d'habitants.

- Porté au pouvoir en 1990, il avait été renversé en 1991 par la junte de Raoul Cédras. Celui-ci avait persécuté et assassiné ses
partisans jusqu'à l'intervention en 1994 des Etats-Unis, qui avaient rétabli Aristide.

- L'ancien prêtre avait de nouveau été élu président en 2000, après l'interlude de la présidence de René Préval.

- Mais le chef de l'Etat était de plus en plus contesté depuis la tenue d'élections législatives entachées d'irrégularités la même année.

- Ses adversaires l'accusent de ne pas avoir tenu ses promesses d'aider les pauvres, de laisser libre cours à une corruption alimentée par le trafic de drogue et d'utiliser des bandes armées contre ses opposants.

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